Histoire : Un Monde en Or

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Auteur
Histoire
  • Un Monde en Or


Histoire ajoutée le 07/05/2010
Épisode ajouté le 07/05/2010
Mise-à-jour le 03/07/2021

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 11 ans
    Alors, si j'ai bien calculé, ça nous fait deux votes (deux votes féminins d'ailleurs) pour le 4ème choix. Voilà donc qui clos le vote et me permet de me lancer dans la suite : [b:1ge7f4ha] Luz fit la moue, cessant ses mouvements brutalement pour diriger son regard vers la source de l’agaçante interruption. Abram, bien sûr, qui d’autre ? La princesse chatouilleuse hoqueta, cherchant à reprendre son souffle, fermant résolument la bouche, comme honteuse d’avoir laisser s’échapper une s’explique. Qu’elle ne fût pas trop dure avec elle-même, son bourreau n’en avait pas terminé avec son petit corps, et ses hurlements résonneraient à nouveau. Dès que cet enfoiré de binoclard serait parti ! Avec précaution, la mercenaire à la longue épée effilée s’écarta tranquillement de sa victime soumise aux horribles chatouillements. Elle enjamba ce corps immobilisé, s’amusant à laisser courir la plante de son pied et ses orteils sur le petit ventre de sa victime, avant de faire face à l’intrus, le toisant d’un regard noir. - Tu me dérange, Abram, siffla-t-elle entre ses dents, Je la veux pour moi encore pour un moment, je n’en ai pas finis avec cette petite traînée. - Tu ne crois pas que tu exagères ? Je l’entends hurler depuis la chambre je n’arrive même pas à me concentrer pour trouver la réponses à ces saletés de définition. - Toi et tes putains de mots croisés…, jura-t-elle entre ses dents en jetant un regard carnassier vers sa victime aveuglé qui attendait la suite de son tourment. - Oui, je n’aime pas entendre les cris d’une vieille amie pendant que j’essaie de me détendre. Je suis venu car il me semble que tu t’es déjà suffisamment occupée d’elle. - Si ses hurlements te gênent, je la bâillonnerait, ce n’est pas un problème, le défia Luz, peu emballé à l’idée de cesser la torture de sa prisonnière, cette traîtresse de Naïra, cette jeune femme dont elle n’avait cessé d’entendre parlé depuis son arrivée dans le groupe. Vance, Jaeden, Abram, tous les comparaient toutes deux constamment. - Non. Ca suffit. Elle a compris la leçon, je ne te laisserais pas continuer. Le ton de l’homme au gilet kaki fut soudain si sérieux et dur que Luz frissonna. Elle y sentit une force implacable et dangereuse, une autorité qu’elle ne décela pas souvent chez ce pervers de fétichiste qu’était Abram, le plus grand mystère de toute l’équipe, l’homme de l’ombre aux mains habiles. Il était sérieux, malheureusement, cela se sentait à travers son regard sombre et déterminé. - Ecoute Abram, laisse moi m’amuser avec elle pendant encore un moment. Sois un peu compréhensif, je ne me suis occupé que du haut de son corps ! - Oui, et je vois même que tu en as bien profité, remarqua-t-il, acide, laissant un instant courir son regard sur le corps luisant de la pauvre suppliciée. - Peu importe, c’est elle qui l’a voulu ! Rappela Luz, Elle a cherché à me tuer ! - Elle a surtout esquinté ta fierté, siffla Abram entre ses dents, Une petite qui ne se laisse pas faire, se rebelle, et parvient même à te faire lâcher quelques rires bien prononcés en te chatouillant les côtes… - Tais toi ! Lâcha Luz en sentant ses joues s’enflammer, Je n’avais aucun besoin de toi, je maîtrisais la situation. D’ailleurs, tu viens de me rappeler que j’avais encore à obliger cette rouquine à s’excuser de cela en m’embrassant la plante des pieds. Luz sourit, remarquant avec délice le sourcil d’Abram se lever d’un bon centimètre, assurant à l’habile manipulatrice quelle venait d’attiser sa curiosité. Bien sûr, les jolis petons étaient l’une des friandises préférés du mercenaire, et elle le savait particulièrement intéressé par un spectacle tel que celui qu’elle venait de lui proposer. Malheureusement, aussitôt que l’intérêt grandit dans le fond de ses prunelles, il disparut aussitôt. Serrant les dents, Luz lui fit le plus beau sourire dont elle fut capable avant d’ajouter d’une voix traînante. - Allez s’il te plait, en échange je t’offrirais à libre accès à… Sa phrase demeura en suspend alors que son regard venait finir ce que ses lèvres avaient commencé, pointant des yeux les deux petites choses nues qui terminaient ses jambes. Voyant qu’Abram suivait son regard, elle profita de son attention pour lui présenter ostensiblement ses orteils vernis de violet bleuté. - Toute la soirée, précisa-t-elle, En contreparties je la veux pour moi jusqu’au retour de Vance et Jaeden. Je la bâillonnerais, tu ne l’entendras plus, qu’en dis tu ? Dans tous les cas, tu es gagnant. Tu vois, je ne suis pas radine en argument… - En revanche tu parles beaucoup trop, avoua sombrement le mercenaire en autant lentement ses lunettes pour la glisser dans la poche de son veston, Je te l’ai dis, je te le répète, je n’apprécie pas entendre les cris désespéré de quelqu’un que j’aime, que j’ai vu grandir. Elle a fait une erreur en defendant la gosse, et il était nécessaire de lui rappeler que nous renier n’était pas un acte sans conséquence. Cependant. La main pleine de force du soudain si impressionnant Abram se posa sur l’épaule nue de sa partenaire en débardeur, s’étant débarrassée de sa veste puisque ayant trop chaud. Cette poigne qui se referma sur son deltoïde glaça Luz d’effrois. Ces doigts si doux et habiles dans l’art d’offrir des massages semblaient soudain capable de lui démettre l’épaule si elle n’obtempérait pas. - Ca suffit maintenant… Une menace. Luz sentit la morsure de la colère lui griffer le cœur alors qu’elle écartait rageusement la main de son partenaire devenu en un instant un étrange ennemi qui semblait plus qu’enclin à utiliser la force pour libérer sa petit protégée, Naïra, celle à qui l’on donnait tout, celle que tout le monde aimait, celle à qui l’on pardonnait tout. Luz la haïssait, pour tout ce qu’elle représentait, pour tout ce que les autres ressentaient pour elle, pour avoir tout ce qu’elle-même désira tout sa vie, une famille qui la défendrait coûte que coûte, des gens qui l’aimaient. Elle ne pouvait pas l’accepter, cette sale princesse ne perdait rien pour attendre ! 1 : - Comme tu voudras ! 2 : - Que tu le veuilles ou pas, je n’en ai pas terminé avec elle ! 3 : - Tu la protège encore malgré tout ce qui s’est passé ! 4 : - Je t’offrirais tout ce que tu veux en échange, laisse moi juste dix minutes de plus ! [/b:1ge7f4ha] Voilà pour le nouveau vote. Ah, il fallait que je vous demande aussi (et ça je le demande même à ceux qui ne postent pas de commentaires d'habitudes et qui ne votent pas) je mets en gras parce que c'est important. J'en ai déjà parlé avec Grand Méchant Loup, mais : [b:1ge7f4ha]Est-ce que ça intéresserait du monde que je reposte l'intégralité de l'histoire mise bout à bout en chapitres complets et sans les choix ? (comme une énorme histoire quoi) Dans un autre topic, dédié uniquement à la lecture et non pas aux commentaires, où je posterais au fur et à mesure la suite non pas par partie mais chapitre par chapitre (un chapitre équivalent à 5 ou 6 parties) Evidemment, ce serait pour les personnes qui ont oublié l'histoire, ou ne l'ont pas lu à l'époque, et n'ont pas envie de se retaper les 25 pages de commentaires, ce que je peux comprendre. Vous me dites, moi ça me prendra un quart d'heure à tout casser de remettre en page tout ça, mais si ça n’intéresse pas, ce n'est pas la peine, je continue simplement ici. Dans tous les cas, je suis repartis pour un moment. [/b:1ge7f4ha]

  • Coco Avatar
    Coco - il y a 11 ans

    Je vote pour la 3 ;)

    Après pour le nouveau topic ça m'intéresserais, n'ayant pas lu l'histoire, j'aimerais la lire en entière mais les 25 pages ... Un peu la flemme ^^'


  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 11 ans

    Je vote pour la 3, après la plume voyons l'épée :rouleyeux:

    Et le topic ne m'interesserais pas plus que sa connaissant déjà l'histoire et me marrant bien devant les commentaires de certains (que serait l'histoire de ch92 sans tes commentaires Squall x) )


  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 11 ans
    Je vote 3 ! Très jolis sentiments. Et magnifique faute de frappe du début "honteuse d’avoir laisser s’échapper une s’explique" Pour ma part, justement si je relis je préférerais avoir la version avec les commentaires.

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 11 ans
    Trois votes pour le même choix et c'est plier, merci à la coquigirl pour le last one. Voici la suite : [b:2udssit8] Abram fixait le bourreau de la petite Naïra avec sévérité, remarquant toute la méchanceté qui furetait derrière les yeux émeraudes de la venimeuse Luz, cette petite perle de sadisme et de orgueil. Elle serra les poings, et pendant un instant, le mercenaire crut bien qu’elle le frapperait avec toute la force qu’elle pourrait déployer. Elle n’en fit cependant rien, et déglutit, ravalant sa fierté, pour finalement cracher haineusement quelques mots : - Tu la protèges encore malgré tout ce qui s’est passé ! - Elle est, et restera, notre alliée et mon amie, souffla le mercenaire en croisant les bras, Tu ne la toucheras plus aujourd’hui Luz. Aucun argument là-dessus. - Mais elle nous a… - Va t’en. La venimeuse assassine défia du regard l’homme au collier de barbe bien dessiné. Elle sembla prête à ajouter quelque chose, à lui sauter à la gorge même, mais rien ne se passa, la pièce demeura silencieusement, tranchée par les essoufflements de Naïra qui n’osa dire le moindre mot. Luz serait les dents, plus furieuse que jamais, laissant Abram dubitatif, incapable de dire si elle parviendrait à se calmer ou non. Finalement, le pragmatisme de la belle dominatrice dut l’emporter car elle décida de partir, sans un son de plus, marchant d’un pas décidé aussi loin que possible de cette situation embrassante et sans issue. La porte claqua enfin, signant une sortie parfaitement théâtrale. Abram ne put empêcher un demi sourire satisfait de lui fendre le visage. Elle se calmerait d’elle-même après avoir boudé un moment. Ce n’était encore qu’une gosse de vingt et quelques années faisant ses premiers pas dans l’âge adulte, rongé par la jalousie, la colère et l’envie. Elle comprendrait peu à peur que les choses n’était pas toujours si simple, que l’ennemi d’un jour pouvait très bien devenir l’allier du lendemain. La mercenaire à la longue épée détestait Naïra, et il était aisé de comprendre pourquoi. - Abram… - Je suis là, souffla-t-il.
    - T’es vraiment qu’un connard, jura-t-elle entre ses dents, Couvre moi je t’en prie, et détache moi maintenant, j’en ai assez bavé. Abram ne nota pas l’insulte, conscient que son amie de longue date venait de passer un moment terriblement humiliant et éprouvant. Sans trop y penser, le mercenaire tira ses lunettes de sa poche pour les replacer sur son nez avant de finalement ôter sa veste et couvrir la jeune femme. L’idée lui vint de profiter de la faiblesse de la belle rousse, mais elle s’envola immédiatement. L’heure n’était plus à cela, il avait à parler à la princesse d’argent, dorénavant redevenue Naïra, la mercenaire du groupe de Vance. Avec une délicatesse sans doute exagérée, Abram défit les nœuds compliqués des liens de la captive, commençant par ses jambes, par caprice, et ne manquant pas d’admirer les splendides plantes candides de sa protégée. L’opération ne dura guère plus de quelques secondes. Même en faisant durer la libération, Abram ne profita pas plus d’un instant de la position bigrement tentante de la belle. Dès que l’un de ses bras fut libéré, la furie n’attendit aucun délais pour libérer elle-même son autre poignet. Naïra se leva d’un bon, à demi nu, enfilant rapidement la veste que lui offrit gracieusement son sauveur silencieux qui réajusta ses lunettes. - Je suppose que je dois te remercier. - Tu devrais oui, souffla-t-il avec détachement alors que le jeune femme cherchait ses vêtements du regard, Mais si tu n’en fais rien je ne t’en tiendrais pas rigueur. Ta colère est compréhensive, mais une petite leçon me paraissait nécessaire pour te remettre les pendules à l’heure. - Je me sens beaucoup mieux, merci ! Du fond du cœur ! Explosa-t-elle en se rendant compte que son soutient gorge était fichu, tranché au niveau de la couture centrale, la contraignant à demeurant ainsi, caché derrière un veston kaki qui ne cachait guère correctement sa poitrine. - Ne te laisse pas berner par mon calme apparent gamine, cracha Abram, telle une pointe effilée qui vint se loger directement dans le cœur de celle qu’il venait de sauver d’un sort particulièrement peu envieux, Ce que tu as fait est grave. On ne renie pas ainsi sa famille sur un coup de tête… - Je n’ai fait que… - Ferme là, et écoute, tu as peut être oublié dans quelle situation nous sommes ici et ce que nous essayons de faire. Il ne s’agit pas seulement de ce qui est juste, mais ce qui rendra service au maximum de personnes, des démunis. Des tas de gamines comme la petites Ysoline sont livrés au froid et à la solitude là haut dans les quartiers sombres. Que crois-tu qu’il arrivera à la petite Roquemaurel ? Rien, il ne lui sera pas fait le moindre mal, mais avec sa détention, les choses pourront peut être commencer à bouger. Est-ce que tu comprends ? Visiblement à contrecoeur, Naïra opina tout de même du chef, acceptant ce qui était dit en fuyant du regard celui qui, un jour, fut l’équivalent d’un grand frère. Vance, Jaeden, Abram, ils étaient tous sa famille, sa véritable famille, ne s’en souvenait-elle plus ? Un regard, très discret, bleu glacé, et le mercenaire vit qu’en elle, ses paroles venaient de faire échos, se répercutant dans chaque parcelle de son être pour lui rappeler de biens douloureuses réalités. Ces prunelles gelées pleine d’émotion se fixèrent sur lui, comme l’implorant de la soutenir. Machinalement, le mercenaire aux lunettes rectangulaires ouvrit ses bras, comme l’invitant à venir s’y nicher. Naïra hésita quelques instants, perdue, ne sachant plus que faire, qui croire, paralysé par une poids incommensurable sur ses épaules qu’Abram ne connaissait que trop bien. Le poids du monde réel. Ses pieds nus giflèrent le sol alors qu’elle s’élança et attrapa violemment son vieil ami, le serrant de toute force avant de murmurer dans un sanglot : 1 : - Merci Abram… 2 : - Vous m’avez tous manqué… 3 : - Je déteste ce monde… 4 : - Je ne sais plus ce que je dois faire… [/b:2udssit8] Voilà, il reste encore deux parties pour clore le chapitre, je pense qu'à la fin de celui ci, je reposterais l'intégralité de l'histoire dans un format plus agréable à lire ailleurs. j'ai déjà plusieurs échos positifs quant à cette solution, et elle me parait intéressante. Pour ceux qui préfèrent suivre ici, avec les commentaires, ne vous inquietez pas je continuerais à poster ici, et il y aura plus de conneries et de dérapage, l'autre sera vraiment concentré à la lecture de l'histoire complète. Allez, sûr ce je vous laisse. La suite dès qu'il y aura quelques votes comme d'habitude, n'hésitez pas à donner votre opinion sur l'intrigue et la façon dont vous la voyez progresser, je pourrais en tenir compte dans la suite.

  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 11 ans
    Je vote 2 !* Meme si je suppose que tu aurais pu deviner que j'allais voter ça XD

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 11 ans
    Euh...bah non tiens, pas du tout, je pensais que tu voterais 3 ou 4 pour être honnête. Le 2 me paraissait trop gentil et doux pour toi qui aime le glauque et le cynique. Les personnages tourmentés, la torture psychologique, tout ça... Ben non, finalement tu choisis la solution la plus mimi des trois. En faite je suis plutôt surpris même.

  • Tickler-Demon Avatar
    Tickler-Demon - il y a 11 ans

    Me voilà ! :D

    Je vous ai manqué ? Non ? Tant pis ! :lol:
    Je suis aussi de retour, moi aussi ! (Vous pouvez blâmer Squall de m'avoir appeler)

    Nom de dieu ! 4 ans ! Mais c'est pas possible... T'as un de ces courages, Squall !

    Bon, retournons aux choses sérieuses : L'histoire.
    Alors... J'ai adoré :rouleyeux: Mais je suis complètement paumé ! Je pense que tu devrais faire un petit texte qui résume ce qui s'est passé avant, ça en aiderait beaucoup (y compris moi :comprendrien: ).

    Vivement la suite ^^

    EDIT : J'ai oublié mon choix... Alors, la 2 pour moi ! (début gentil pour le démon) :rouleyeux:


  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 11 ans

    Bon retour démon :)

    Pour le résumé...pfff...franchement j'ai la flème, il y a énormement de personnage, beaucoup d'intrigue parallèle, tout un fonctionnement pour l'univers et faudrait que je pousse le vice à faire le topo sur les opinions politique de chacun. C'est trop compliqué XD surtout qu'au départ je comptais écrire la suite comme ça, pour me détendre, donc non.

    Je comptais reposter l'histoire dans son intégralité en mode réarangé pour que tout le monde puisse relire, mais aparemment ça pose problème parce que ça fait doublon. Donc je vais peut être reposter l'histoire directement ici, à la suite. J'attends la fin du chapitre, et je reposte tout depuis le début. Je sais pas si ça va interessé mais je vois pas d'autre solution. Je mettrais un lien pour tout ceux qui souhaite tout relire. Ca m'emmerder un peu je toruve pas ça très clair mais bon, j'ai pas meilleur option. J'aurais aimé mettre un lein directemment sur une page pdf mais faire ça me couterait de l'argent. bref.

    La, a vu de nez, il doit rester deux parties pour le chapitre 12, après j'aviserais. D'habitude j'attends un peu plus pour les votes, mais là je suis motivé et je vous aime bien alors zou, la suite !

    Luz frappa avec violence la petite table basse du pied, la renversant sur le côté dans un fracas épouvantable alors qu’elle se prenait la tête à deux mains pour hurler sa frustration. Humiliée, embarassée, traitée comme une enfant, comment Abram avait-il pu lui faire cela après tout ce qu’il vécurent ensemble ces dernières années. N’était elle pas aussi importante que cette Naïra ? Abram l’avait il seulement une fois considéré autant que cette petite garce de lécheuse de cul d’aristos !

    La mercenaire entendait sa respiration vrombir dans ses narines alors qu’elle regardait rageusement la table basse les quatre pieds en l’air, vaincue. Luz cligna des yeux, rêvant qu’il eût pu s’agir de cette Naïra. Toute la rage qu’elle avait emmagasinée depuis des années était comme aspiré par cette seule personne incarnant tout ce qu’elle haïssait. Elle avait peur, et cela était insupportable. Peur d’être remplacée, peur d’être abandonnée. Cette peur la poussa à se montrer revêche et détestable envers cette princesse revenue dans la famille, encore auréolée de cette odeur pestilentielle de richesse et de bonheur. Comment Luz aurait-elle pu accepter l’arrivée de cette petite paillette éblouissante dans sa robe argentée dans son monde dégoûtant où elle se débattait pour survivre.

    Vance en parlait constamment, Jaeden jubilait à l’idée de la retrouver, même Abram marqua une certaine impatience, tout cela fut insupportable et dura des semaines. Qui était-elle pour eux ? Une adolescente voleuse attrapée alors qu’elle mourrait de fin quelques années plus tôt ? Elle crut pourtant faire partis des leurs, ils s’occupèrent d’elle, Vance lui apprit que la solution n’était pas de dévaliser les pauvres mais bien de retourner sa rage contre ceux qui leur volait leur vie. Jaeden lui apprit à se battre, et Abram lui apprit à ne jamais craindre l’adversité, à prendre en main sa vie.

    Luz ferma les yeux, se rappelant la première fois où elle fut ramener dans leur planque, complètement paniquée, pensant être la victime de violes et de maltraitances. Il n’en fut rien. Alors que Jaeden lui apporta un chocolat chaud et Vance lui proposa une offre qu’elle fut incapable de refuser, Abram, lui, s’empara de ses pieds, les délesta de leurs chaussures et chaussettes trouées pour finalement les nettoyer avec douceur. De l’eau tiède et parfumé coula le long de ses plantes crasseuses, et lorsque ce fut terminer, Luz reçut un massage, l’une des choses les plus agréable qu’elle ressentit durant sa vie passée à courir, mendier, fuir et de temps en temps manger et dormir.

    Les poings de la mercenaire se serrèrent rageusement. C’était si bon ce jour là, un vrai paradis. Vance et sa voix doucereuse, le chocolat de Jaeden, le massage d’Abram, jamais elle ne sentit aussi bien, aussi apprécié. Depuis ce jour, ils devinrent sa famille, et elle ne leur tourna jamais le dos, jamais, et ne songea pas un instant à retourner à sa vie d’avant. Les mercenaires de Paris étaient traqués et tués, mais au moins, ils luttaient pour une cause dont personne d’autre ne voulait. Les riches bourgeois des quartiers du centre les payaient grassement pour des missions complexes et cet argent était réinvestit dans les bas quartiers pour lutter contre la décrépitude et la misère qui enveloppait ces habitants.

    Ils lui offrirent un but, un souhait, un idéal en lequel croire, un quartier où tous s’entraideraient et où l’argent des riches ne signifierait plus rien. Si l’argent ne valait plus rien, alors les pouvoirs de ces aristocrates déclineraient. Si tout le monde s’élevait, alors ils ne pourraient rien faire contre la révolution. C’était cela en quoi croyait Vance, une grande famille coupée de ce monde pourris, une famille qui pourrait compter sur chacun de ses membres en toute circonstance.

    Luz ramena ses mains à son visage, le frottant énergiquement, cherchant à se convaincre que le retour de Naïra ne changerait rien à cela, qu’elle faisait parti de cette famille quoiqu’il pût arriver. C’était le cas ? Vraiment ? Elle ne savait plus. Avait-elle jouer le rôle d’ersatz pendant tout ce temps, remplaçant la petite sœur du groupe, tel que la nommait Abram ? Pourquoi ne pouvait-elle s’empêcher d’être convaincu de cela. Bientôt ils la rejetteraient, comme tous l’avaient toujours rejetés.

    Non ! Ce n’était pas vrai, elle ne pouvait pas le croire, c’était au dessus de ses forces. Elle était seulement vexée et blessée par la tournure que prit la situation, d’autant plus que sa frustration fut telle qu’elle songea un instant à ne pas écouter Abram pour se venger tout de même sur la prisonnière. Elle ne le fit cependant pas, mais rien qu’y repenser lui offrait de désagréables frissons de rage. Bon sang, c’était ridicule, se mettre dans une état pareil à cause d’une petite traînée qui séduisit un aristo pour le bien du groupe et s’attacha, bien malgré elle, aux deux gamines. C’était compréhensible non ? Sans doute ne deviendraient-elles jamais meilleurs amis mais peut être pouvait elle faire l’effort de la supporter. Peut être.

    Sa décision prise, Luz revint sur ses pas, retrouvant le contrôle de son être, se détendant un peu, rejetant la colère et la peur de ne pas être à la hauteur des attentes des autres. Cette porte qu’elle claqua dans son dos lui apparut étrangement différent. C’était pourtant la même, de son ton verre pale avec de nombreuses tâches marronnées. Qu’importait. Elle se saisit de la poignée et ouvrit lentement la voie avant de se figer sur ce qu’elle découvrit juste derrière. Naïra était plongé dans les bras d’Abram qui lui caressait doucement les cheveux. Elle semblait pleurer, et sanglota doucement :

    - Vous m’avez tous manqué…

    - Tu ne nous quitteras plus jamais, je te le promets, susurrait Abram à son oreille.

    - Je suis désolé pour Ysaline mais…

    - N’en parlons plus Naïra, tout ça est terminé maintenant. Je vais te montrer où nous avons laisser tes affaires. Au retour de Vance et Jaeden, tout sera comme avant. Si tu veux, tu auras un petit chocolat chaud et un massage aux pieds, comme autrefois.

    Au fond d’elle-même, Luz sentit quelque chose se briser. Les larmes lui montèrent aux yeux, des larmes de rage, des larmes de haine. Les dernières années lui passèrent devant les yeux et s’embrasèrent brutalement comme des feuilles de papiers où des milliers de mensonges s’entassaient. Incapable de se contenir, la mercenaire tourna les talon, furibonde, se saisissant de son épée, se chaussant rapidement, enfilant une veste chaude, avant de se diriger sans regret vers sa libération. Au fond d’elle-même, des mots résonnaient si fort qu’elle n’entendait plus qu’eux :

    1 : C’est la faute de Naïra….
    2 : Ils se sont tous bien foutu de toi…
    3 : On est jamais déçu par soi même…
    4 : Ils le regretteraient tous…


  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 11 ans
    Je suis d'accord, le résumé ne fera que tout embrouiller, je suis pas super emballé, d'autant plus que ça me demandera du boulot et que j'ai un poil dans la main. Reprendre le topic du début, il n'en est pas question, je perdrais trop de chose, trop de bêtises, trop de bons moments, les commentaires, les votes, tout ça c'est pas rien, ça rappelle plein de chose. Donc non. Je veux bien rendre service, mais au dépend de moi même. Et le problème de ton idée, c'est que j'ai pas posté mon histoire chapitre par chapitre mais partie par partie. Autrement dit je postais deux pages par deux pages avec des choix à fois, un chapitre faisant 5 ou 6 de ces parties. Bref, impossible de faire ça, faudrait limite un lien pour chaque partie...et certains chapitre s’étendent sur plusieurs pages. Donc ce serait plus chaotique qu'autre chose. Pour l'instant je termine le chapitre, et ensuite j'avise. Bon, on a un vote pour le 2, c'est déjà ça.

  • Romy Fetish Avatar
    Romy Fetish - il y a 11 ans

    Aaah dommage l'idée de Grand Méchant Loup était bonne concernant les chapitres... Parce que je t'avoue que là je me rappelle plus de rien ^^'
    En tout cas pour cette partie de vote 3. (Oui désolée, ça ne t'avance pas plus :D)


  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 11 ans
    Franchement pas mal. Toujours présence de THE faute d'orthographe qui m'a fait rire : "alors qu’elle mourrait de fin" et oui... tout le monde meurt de fin, ça se sait ! Nan sinon tres belle partie. Bon c'est un peu rapide quand même en quatre pages elle a brisé des années de vie XD par contre ça me motive a relire vite fait le début parce qu'en fait, comme j'ai tout oublié, je ne me sens trop pas concernée (à cause de plus de souvenirs du début). Bref, après pas mal de réflexion, je vote 2, histoire que la haine essaie d'aller vers plusieurs personnages.

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 11 ans
    Voici la dernière partie du chapitre 12. Je conçois que ceux qui ne se souviennent plus ou n'ont pas lu le début soient completement paumé, mais je devais au moins finir le chapitre avant de repartir à zéro. Pour vous remettre dans le contexte, Mesmérine et Ysoline, enfants de la famille aristocratique la plus importante de Paris ont été kidnappé par une bande de mercenaire et livré à un homme nommé William Windbacker. Le LightHunter, une sorte de loup solitaire dont on sait peu de chose, récupère Mesmérine avant l'échange, cependant la petite soeur, Mesmérine, est emmené jusqu'à la demeure de Windbacker et jetée dans une chambre. Dans le chapitre dernier, le maître des lieux venait la saluer. Voilà la suite. Oui l'intrigue se divisent en plusieurs sous intrigues parallèles importantes pour la suite. [b:1yzdg5an] Ysoline ouvrit la bouche, puis la referma, incapable d’articuler un mot alors que ceux de l’homme aux riches vêtements et à l’œil effrayant résonnait dans sa tête. Façonner la clef de la révolution disait-il ? Révolution, elle avait une vague idée de ce que cela représentait, mais qu’entendait-il par façonner ? Qu’est ce qu’il voulait dire ? La peur envahit la jeune fille, comprenant que rien de gentil où agréable ne nécessitait de mots si compliqués. Lorsque les hommes voulaient expliquer une terrible idée, il employait toujours des images incompréhensible et des mots pompeux, comme pour se protéger eux même de la réalité. C’était ce qui était entrain de se passer, elle le sentait. - Oui la clef, répéta l’homme, William quelque chose, comme se délectant de l’instant, comme s’il s’était trouvé face à celle que toute sa vie il attendit. Ysoline se sentit mal. - Je ne vous comprends pas, assura-t-elle avec un aplomb qui la surpris elle-même, autant que son interlocuteur visiblement. La peur qui s’empara d’elle et la maintint dans un état de panique affreux durant un moment s’était un peu envolée. A force de penser à Mesmérine, à Inaccio, à Naïra, Ysoline finit par s’inspirer de tous ceux qu’elle admirait, se forçant à se montrer courageuse, à affronter plutôt qu’à craindre. Elle était une Roquemaurel, personne ne pouvait lui faire de mal. C’est ce que Mérine aurait dit. - Je m’en doutais jeune fille, assura l’homme en passant un main pensive auttour de son menton, détaillant sa captive du regard, renforçant le malaise qu’éprouvant la plus jeune enfant de la famille Roquemaurel. - Vous ne me relacherez pas, constata Ysoline, empêchant sa voix de trembler. - Non, en effet, je n’en ferais rien, tu es ici pour un long moment. Le cœur d’Ysoline se serra. Un long moment ? Qu’est ce que cela voulait dire ? Devrait-elle rester dans cette chambre, seule, sans personne, sans contact avec sa sœur, son frère, son père, sa mère ? C’était injuste ! Pourquoi fallut-il que cet homme l’enlevât ! Elle n’était pas responsable s’il avait des problèmes dans sa vie ! Pourquoi ! Pourquoi ! Pourquoi ! - Pourquoi ? Souffla Ysoline en retenant un sanglot paniqué. - Car j’ai besoin de toi, expliqua-t-il, une main sur le cœur s’approchant d’un pas, Comprend bien, petite demoiselle, que je regrette d’avoir dû en arriver là, mais notre monde n’est pas aussi beau qu’il semble l’être, et j’ai besoin d’une personne de l’aristocratie pour m’aider à le changer. - Mais je ne suis qu’une enfant ! Se défendit Ysoline, pour une fois trop heureuse de pouvoir sortir cette justification qui souvent la mettait en colère lorsque avancé par son frère ou son père, Je ne suis même pas héritière ! Les questions se bousculaient dans la jaune tête de la cadette des Roquemaurel. William quelque chose soupira doucement, croisant les bras avec une lenteur étrange, comme cherchant le meilleur moyen de lui répondre. Le cœur d’Ysoline battait la chamade dans sa poitrine, et il lui paraissait que la température avait chuté de plusieurs degrés depuis que la porte était ouverte. - Tout cela, je le sais, dame Ysoline Roquemaurel, sache que je sais tout de toi, que ta présence ici n’est pas dû au hasard mais à la continuité d’un plan d’une complexité qui te dépasse probablement. Tu resteras ici un certain car il faut que nous t’apprenions quelques petites choses en ce qui concerne notre monde, certaines choses que tu ne seras pas prête à entendre, mais il faudra pourtant que tu t’y habitue, et que tu les comprennes pour devenir la messagère de notre combat. Certes, tu n’es pas héritière, tu n’en demeures pas moins une jeune Roquemaurel en devenir, une alliée redoutable qui pourrait bien tout faire basculer d’ici quelques années. Mais pour cela, nous devions t’extraire de ton cocon, et maintenant, nous allons défaire tout ce que tu as appris et crus savoir pour entendre et apprendre notre vérité. Soudain, dans le dos de l’homme intimidant, une femme surgit de l’encadrure de la porte, suivis par deux autres personnes aux visages masqués. La femme était plutôt grande, vêtue de blanc, portant des lunettes qui lui donnait un air sévère rehaussé d’un chignon placé au dessus de sa tête. Par réflexe, Ysoline battit des jambes, reculant sur le lit pour s’adosser au mur, mettant autant de distance que possible entre elle et ce groupe d’inconnu faisant irruption dans sa chambre. Cette femme, elle l’avait aperçu en arrivant, et ces hommes étaient ceux qui l’emmenèrent jusqu’à sa prison. Son cœur battit plus fort. - Tout va bien monsieur Windbacker ? Demanda la femme. - Parfaitement bien, Angela, je terminais d’expliquer à notre invité ce pourquoi nous avons besoin d’elle. Nous avons finis, saisissez vous d’elle et commencez… Ysoline sentit un courrant électrique la frapper de plein fouet alors que les deux hommes s’approchaient avec une détermination presque robotisé. Elle protesta faiblement, ne sachant que faire, saisie par les poignets et contrainte de s’allonger sur le lit alors qu’elle découvrait avec horreur que ses agresseurs étaient entrain de sortir des liens pour l’obliger à se tenir tranquille. Ysoline cria, battant des pieds, mais immédiatement rabattue sur le lit alors que l’un des hommes lui liait les chevilles. - Enlevez lui ses chaussettes, ordonna, glaciale, la jeune femme dénommée Angela. - Non ! Paniqua Ysoline en se débattant alors que ses yeux fixait l’homme qui tournait désormais le dos à la scène, posant une main sur la poignée de la porte en sortant, pour la refermer à sa suite. Même de loin, alors que toutes possibilités de fuite lui était arraché, alors que ses pieds étaient mis à nus, Ysoline remarqua avec horreur le petite sourire satisfait qu’affichait William Windbacker, conscient de ce qui allait arriver à sa prisonnière. La porte de sa prison se referma. 1 : Dans le prochain chapitre apparaîtra un nouveau personnage : Pearl 2 : Dans le prochain chapitre apparaîtra un nouveau personnage : Emy 3 : Dans le prochain chapitre apparaîtra un nouveau personnage : Friedhelm 4 : Dans le prochain chapitre n’apparaîtra aucun nouveau personnage [/b:1yzdg5an] Voilà, maintenant, n'ayant trouvé meilleur alternative, je vais tout reposter depuis le début à partir d'ici et je mettrais un lien à chaque nouvelle partie. Voici toutes l'histoire d'un Monde en Or, sans choix, divisé en chapitres, jusqu'au chapitre 13 que je reprendrais ensuite. Allez c'est partis pour 13 posts successifs (pfiu...)

  • Noctal Avatar
    Noctal - il y a 11 ans
    Hello Squall ! Ayant déjà lu certaines de tes histoires je savais que tu avais une écriture de qualité, mais avec des choix à la fin c'est encore mieux ! ^^ j'ai commencé hier soir et je compte bien rattraper les 20 pages qu'il me reste ! Mais je vois que sur le dernier chapitre que tu as posté il n'y a pas de choix, comment ça se fait ? Est-ce que c'est la fin ? Et si oui compte-tu faire une suite ? o: (bien évidemment je n'ai pas lu tes derniers post pour ne pas me spoiler, ça serait trop bête sur une histoire aussi agréable à lire).

  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 11 ans

    Perle ? :D

    Non je vote 1 ! ^^ Pearl rare.
    Bon courage pour la suite.


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    SQUALL - il y a 11 ans
    Pour Noctal, comme t'a dit Loup, mes derniers postes sont en effet l'ensemble des chapitres de l'histoire mis bout à bout pour ceux qui avaient raté le début. Et pour répondre à ta question, oui, les choix continuent et l'histoire est loin d'être terminée. Je reprendrais bientôt pour commencer le chapitre 13. A partir de maintenant, à chaque poste je rappellerais à ceux qui sont de passage que l'ensemble de l'histoire est disponible sur la page 23 (du prologue au chapitre 12, ce qui fait déjà une sacré lecture) J'attends encore un peu pour poster la suite, je sais que pas mal prennent leur temps pour tout se refaire.

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 11 ans
    Cette fois je reprends la suite de l'histoire. J'essaierais de faire pas mal d'exposition pour que vous puissiez suivre sans pour autant avoir tout bien en tête. Les choix sont toujours là. [b:1zvxqaae]Chapitre 13 : La fin de la Première Manche Vance s’appuya contre la paroi humide à sa droite, soudain frappé d’un sentiment insupportable qui faillit lui faire perdre pied. Durant un instant, il ne bougea plus, respirant par le nez, sentant ses dents grincées dans sa bouche. Et brutalement, sans qu’il ne le voulut vraiment lui-même, son poing s’abattit avec fureur contre la pierre, provoquant un bruit sourd et sec qui résonna à travers tout son bras, l’irradiant d’une douleur salvatrice qui, durant un instant, balaya le goût écoeurant de l’échec. Le Lighthunter était introuvable, et les traces de son passage n’existaient quasiment plus. Même les zones où il avait l’habitude de poser sa carcasse était aussi déserte que les rues encadrant la zone des brigades du feu. Il s’était comme envolé. Une grosse main s’abattit dans le dos de Vance, le réconfortant avec la grasse d’un vieux pneu usé. Jaeden, cet imbécile, son meilleur ami, ressentait exactement la même chose que lui, cette chose amère dans le fond de sa gorge, ce sentiment d’inachevé et de traîtrise. De plus, depuis qu’il avait livré le petite, Ysoline Roquemaurel, une haine étrange germait au fond de lui-même, une haine qu’il éprouvait envers ses propres choix, la personne qu’il était devenu. Il haïssait ce monde, ses lois, ces aristocrates vaniteux si profondément ancrés dans leur bulle, leur vision des réalités. Mais de là à enlever une enfant pour la livrer à un homme comme William Windbacker… Désirait-il vraiment retrouver le Lighthunter, récupérer l’héritière, et la vendre comme une marchandise ? Il ne savait même plus lui-même… - Vance, il y a quelque chose que tu ne m’as pas dit, souffla Jaeden d’une voix bien trop sérieuse. - Evidemment, qu’est ce que tu crois, souffla son ami, d’une voix aussi tranchante que la mort elle-même, Je vous protège tous en faisant cela. C’est ce que nous avons toujours dit, moins nous en savons, mieux cela vaut. Pour l’instant, il nous faut tout l’argent promis. Et ce n’est pas seulement pour nous, tu le sais, avec ce que l’on m’a promis, nous aurons de quoi pourvoir aux besoins de quartiers tout entiers. - Je sais, et tu le sais aussi. Alors explique moi pourquoi, si tu es aussi déterminé, tu t’arrêtes comme ça pour t’exploser le poing contre un mur. Vu le bruit que ça a fait… - Je ne veux pas t’entendre, lâcha Vance sans pour autant perdre son tant aussi aiguisé qu’une lame, Je suis seulement furieux parce que cet enfoiré de Lighthunter vient de détruire des mois préparations. Cette opération nous a même obligé de récupérer Naïra qui était au plus prêt de notre ennemi. - Mens à qui tu veux, mais pas à moi. Tu as offert les chaussettes de ta sœur à la gamine Roquemaurel, je l’ai vu. Tu l’as retrouvé en elle pour un court, et maintenant tu te sens coupable. Tu n’as jamais rien ressentis de tel, et cela t’effraie. - Je viens de te dire que je ne voulais pas t’entendre Jaeden. Si tu l’ouvres encore à ce sujet, je te mets mon poing sur la figure. Ce n’était pas une menace en l’air, et son ami parut en être conscient. Le mercenaire, dont l’épée Broyeuse restait bien heureusement fixée à la ceinture, retira enfin sa main du dos de son ami et leader du groupe. Vance soupira, demandant intérieurement à son partenaire de le pardonner de sa froideur. Il était ainsi depuis des années déjà, et rien ne pourrait lui rendre ce qu’il lui fut pris jadis. Ces aristocrates se moquaient de la douleur du peuple, ne la comprenant pas, ne souciant pas, préférant l’ignorance douce et rassurante alors que des gens mourraient. Des enfants. - Allons-y maintenant, on a déjà trop perdu de temps, cette enflure se déplace rapidement et nous avons dû faire un détour pour déposer la petite. - Mais par quoi veux-tu que l’on commence Vance ! S’exclama Jaeden, Ces dédales sont immenses, nous manqueront bientôt de vivre et les hommes sont épuisés. - Je sais, fulmina le leader en fermant les yeux avec force, plongeant ses deux doigts sur ses paupières fatigués, s’obligeant à réfléchir vite et bien. Tout se bousculait dans son crâne jusqu’à lui donner la migraine. Les deux petites, Windbacker, le Lighthunter, Naïra, et tous les autres dont il avait la charge comme un grand frère. Un grand frère… - Rentrons chez nous Vance, dispersons la troupe, et cherchons le Lighthunter à la manière d’Abram, en interrogeant le plus de monde possible. Il y aura forcément quelqu’un pour connaître ses habitudes. D’autant plus qu’il ne va pas garder la gosse, il essaiera de la refourguer dès qu’il le pourra au plus offrant. - Si nous le perdons maintenant, il faudra se terrer un temps pour ne pas éveiller les soupçons. Les brigades éplucheront bientôt toutes les zones catégorisées hostiles pour rechercher les deux filles. Nous n’aurons aucun droit à l’erreur, aucune possibilité de manœuvre, comment tu comptes faire pour mener une enquête pareil sous le manteau et sans éveiller la curiosité ou la méfiance ? D’ailleurs ce connard est loin d’être idiot, il va très vite comprendre à quel genre de paquet il a affaire, ce n’est pas une petite domestique, c’est l’héritière Roquemaurel. - Vance, je vis dans le présent, et moi ce que je vois, c’est que nous n’avons pas la moindre chance de le retrouver pour l’instant, et que chaque minute nous fait prendre davantage de risque ! Explosa Jaeden en se saisissant de l’épaule de son partenaire qui s’en dégagea d’un revers de main, faisant volt face pour affronter son puissant allier du regard. - Je t’assure que ce n’est vraiment pas le moment de me souffler dans les alvéoles… - Si je ne le fais pas qui le fera ? Remarqua sombrement le mercenaire, Tu dois prendre une décision, et maintenant. Je te suivrais quoi que tu décides, mais dis moi ce qu’on fout dans ces souterrains à poursuivre une ombre ! 1 : - Le plan reste le même, on cherche le Lighthunter ! 2 : - Ok, on disperse le groupe, et on rentre à la planque, ça te va ? 3 : - On disperse le groupe et tu rentres à la planque prévenir les autres. Moi je reste. 4 : - Si tu es si malin, prends la décision Jaeden, et vis avec les conséquences.[/b:1zvxqaae] -Je rappelle que l'ensemble de l'histoire est présente en page 23 (du prologue au chapitre 12, tout mis bout à bout en une fois pour plus de clarté, n'hésitez pas à y jeter un oeil si vous êtes paumé ou juste en quête d'une scène de chatouille, il y en a des tas)-

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 11 ans

    Ouais, des coquilles il y en a, ça m'arrive (souvent) d'écrire des mots à la place d'autre, il y a même un certain coquillage que je ne citerais pas qui s'éclate à les collectionner pour les accrocher à son mur (psychopathe) Je voulais écrire "ton" à la place de "tant" bien sûr.

    Et je suis content que ça te plaise :) La suite sera dans le même ton (ahem XD) avec beaucoup de relation entre les personnages. Et il y a pas mal de chatouille en préparation également (oui bah oh, je compte m'amuser un peu quand meme, faut les torturer un peu ces personnages)


  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 11 ans
    Bon, allez, j'en ai marre, tant pis pour d'autres votes, pour cette fois je prends juste en compte celui de Loup. J'en pouvais plus d'attendre pour la suite, ce que je veux connaître le fin mot de l'histoire moi ! Allez hop, l'intrigue continue : *** [b:31wgc3l1] Naïra se sentait mieux. Une couverture sur le dos, un chocolat chaud fumant dans les mains, l’esprit apaisé, en tailleur sur le canapé de la planque, ses pieds bien protégé du froid, l’ancienne mercenaire soupirait avec dépit, rejetant pour un instant tout ce qui lui déchirait le cœur depuis des heures. La journée se terminerait bientôt, elle le sentait sans même avoir à regarder le ciel, à la surface. Quelle journée… - Est- ce que ça va ? Interrogea Abram, tranquillement installé dans un vieux fauteuil, sa jambe droite posée sur son genoux gauche, les bras croisé, impassible, scrutant la nouvelle arrivante d’un œil concerné. - Oui, merci, assura l’ancienne princesse d’argent d’une petite voix, se délectant d’une petite lampée de lait brûlant et sucré, plongé dans ses pensées. - Tu t’inquiètes encore ? - Je n’y peux rien, se défendit-elle calmement, lasse de se battre, lasse de nier son implication dans cette attaque, lasse de se demander si elle fit le bon choix. - Personne ne les touchera, elles ont trop de valeur, lui rappela le mercenaire avec sérieux, gardant sa stature impassible, Ce n’est qu’une question d’heure ou de jour avant qu’elle ne retourne se nicher dans leur petit monde tout doux. Tu as sauvé les apparences auprès d’elles en te rebellant contre nous. Elles ne te détesteront pas, bien au contraire, en faisant cela, tu t’es peut être construit toi-même ta clef pour retourner auprès de la famille Roquemaurel. - Ne rêvons pas, souffla Naïra, Cette période de ma vie était vraiment agréable, je l’avoue, mais il faut que j’accepte que… Les larmes montaient. Inaccio, Mesmérine, Ysoline, et même ses beaux parents, Alexeï et Luana Roquemaurel, tous ces gens qu’elle aima, tout ces gens qu’elle trahit. Naïra ravala rageusement sa douleur, se rappelant d’où elle venait, ce qu’elle traversa, ce pourquoi elle se battait. Le regard d’Abram en disait long. Le passé mystérieux de l’homme à la fine barbe encadrant un visage carré laissait toujours envisager le pire, et il n’en parla jamais de lui-même. Une chose était certaine, jamais lui n’oublierait pour quel camp il se battait. Abram n’avait jamais montré le moindre signe d’hésitation. Sans doute fut-il lui-même blessé par l’attitude de Naïra lorsqu’elle souhaita secourir Ysoline. Sans doute fut-ce la raison pour laquelle il désira, autant que Luz, la punir pour ses actes. Quel sale pervers. - Pourquoi me regardes-tu comme ça ? Interrogea-t-il. - Tu exagères tout de même. M’avoir laissé entre les griffes de cette malade… Personne ne m’avait chatouillé comme ça auparavant, se plaignit-elle en buvant une gorgée de plus. - Tu l’avais un peu cherché Naïra, remarqua-t-il, Et puis, tu sais, j’aurais pu la laisser terminer ce qu’elle avait commencé. Mais te voir aussi…suppliante…m’a brisé le cœur. - Va te faire voir, lâcha-t-elle toute sourire, Espèce de vicieux, j’imagine que ça t’a plus de m’entendre m’égosiller et demander à l’aide. - Je suis outré de l’image que tu as de ma personne, remarqua le mercenaire en farfouillant dans sa poche, y cherchant quelque chose, Et puis, je suis venu te secourir, qu’est ce que tu me reproches ? - N’en rajoute pas, marmonna Naïra, blessée malgré tout dans son orgueil, totalement soumise qu’elle fut par le talent de tortionnaire de cette jeune femme. La dénommée Luz n’était plus là, et même Abram ne sut dire exactement où elle aurait pu passer. Sans doute était-elle en colère, disait-il, sans conviction véritable, lui-même passablement inquiet par le départ de ce petit démon au caractère bien trempé. Naïra ne la connaissait pas, mais avouait ne ressentir que de l’antipathie à son égard. Indépendamment du fait que cette garce aux cheveux noir l’obligea à lui lécher le pied, puis la tortura un moment, Naïra ne trouvait chez elle aucune personnalité sinon un énorme besoin de reconnaissance la poussant à se faire passer pour plus que ce qu’elle n’était vraiment. Une âme en peine que le groupe récupéra, elle ne savait exactement pourquoi. Sans doute la prirent-ils en pitié, et l’aidèrent à devenir cette vermine imbue de sa personne. - Qu’est ce que c’est que cette moue que je vois sur ton visage ? Remarqua Abram en gobant une petite pastille qu’il suçota tranquillement. - Je pensais à cette Luz. Je me demandais comment… Enfin ce n’est pas important, se rétracta Naîra, terminant son chocolat chaud d’un trait en profitant de ces petits grains de cacao dans le fond de la tasse à la fois sucré et amer. Abram voulut dire quelque chose, probablement l’inviter à continuer, mais il fut coupé par un bruit sourd contre la porte, un choc vif et puissant qui fit se dresser le mercenaire en un instant, prouvant que ses réflexes de combattant ne le quittèrent jamais. Il jeta un regard circonspect à l’entrée verrouillée, attendant la suite qui vint enfin, deux nouveaux coups successifs très rapide, prouvant apparemment l’identité du ou des nouveaux arrivant qui attendaient que le passage leur fût ouvert. Abram s’y employa avec parcimonie, demeurant méfiant en toute circonstance, portant sa main gauche à sa ceinture. Mais lorsqu’il ouvrit la lourde porte de métal, ce ne fut que pour découvrir Jaeden. - Et revoilà le plus beau, entonna le mercenaire imposant avec une bonne humeur modérément feinte en entrant d’un pas peu gracieux dans la planque, jetant son large manteau sur le canapé, Vance a décidé de séparer le groupe mais il n’accepte pas la défaite, il a préféré continuer à chercher le Lighthunter dans ces tunnels. Mais je vous avoue que je commençais à me les geler alors… Il s’interrompit brutalement, regardant autour de lui, surpris : - Où est Luz ? Demanda-t-il en levant un regard dur vers Abram. 1 : Ne rien répondre 2 : - Je ne sais pas. 3 : - Elle est partie faire un tour. 4 : - Elle fait la tête, elle reviendra vite. [/b:31wgc3l1] (toujours petit rappel, l'ensemble de l'histoire est dispo page 23, mais vous pouvez suivre comme ça sans le début, les personnages font costamment de l'exposition de toute façon pour rappeler amitié, inimitié et buts)

  • chatouillesdu92 Avatar
    chatouillesdu92 - il y a 11 ans
    Alors le tableau de tes fautes d'orthographe est une arme puissance, si tu moufte je la publie dans la presse pour briser ta carrière XD je vote 4

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 11 ans
    Je me vois dans l'obligation de protester énergiquement ! Et j'ajoute que les retombées seraient apocalyptique !

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 11 ans

    Allez hop, deux votes, ça me suffit, je mets déjà la suite parce que ça faisait longtemps. Qu'est devenu Luz, partis furibonde de la planque des mercenaires ? Voilà la réponse :

    ***

    Luz stoppa soudainement sa marche. Une odeur de déchet liquéfié lui emplit les narines alors qu’un frisson de dégoût la parcourait. Mais plus que cela, ce qui la fit s’arrêter aussi brutalement fut cette sensation désagréable d’absurdité, de non sens. Qu’était-elle entrain de faire ? Quitter sa famille sur un coup de tête, sur un excès de colère et de jalousie ? Etait-ce vraiment la personne qu’elle était devenue ? Comment pouvait-elle reprocher à cette Naïra ses écarts lorsque elle-même réagissait aussi ardemment et sans discernement ?

    - Et puis merde à la fin ! Vociféra-t-elle en s’adossant contre le mur, Mais qu’est ce que je fais là…

    Sa voix tranchante résonna dans les boyaux ronds et répugnants des égouts de Paris, comme se moquant d’elle. Où allait-elle à cet instant même ? Bien sûr, elle était toujours aussi en colère, comprenant qu’elle ne fut récupérée par le groupe que parce que leur petite Naïra adorée leur manquait, mais quand bien même, n’avaient-ils pas tous été sympathiques ? A la fois agréables et taquins, loyaux et affectueux ? Que leur reprochait-elle dans le fond ? Pourquoi leur en voulait-elle tant ?

    - Parce que jamais ils ne m’ont aimé autant qu’elle…

    Elle avait prononcé ces mots à haute voix, sans même s’en rendre compte elle-même. Une boule restait coincée dans le fond de sa gorge, une bulle de douleur qui n’éclatait pas. Quelques années auparavant, elle n’était guère si sensible, vivant au jour le jour, ne comptant que sur elle, ne se préoccupant de personne. Etait-elle plus heureuse à cette époque ? Savait-elle seulement ce qu’était le bonheur avant de tous les connaître ? Clairement, non, elle ne connaissait pas cette douceur chaude qui caressait le fond du cœur comme une plume d’eau tiède.

    Que pouvait-elle faire à présent ? Revenir vers eux et attendre ce moment où ils finiraient par lui montrer la sortie ? Après tout, ils venaient de retrouver leur petite protégée rousse, celle qui leur manquait tant, elle-même n’était rien d’autre qu’un ersatz, une pale copie destinée à leur rappeler leur petite mascotte perdue. Combien de temps faudrait-il à Abram, Vance et Jaeden pour rendre sa chambre à cette princesse d’argent ? Combien de temps avant que leur petite Luz ne devînt une embarrassante gêne ? Fit-elle seulement un jour partis du groupe…

    - Arrête ! Arrête ! S’énerva-t-elle, parvenant à se dégoûter par ses propres pensées misérables de soumise délaissée, ce qu’elle n’était en aucun cas.

    La jeune femme reprit sa marche rageuse, fermant sa veste chaude rageusement, refusant de laisser un frisson la parcourir. La colère lui donnait des sueurs brûlantes qui coulaient le long de son dos. La vérité était qu’elle ne souhaitait rien d’autre que retrouver cette famille, mais sa rancœur était si grande envers eux, et en particulier Naïra, qu’elle ne pouvait se résoudre à repartir en arrière. Elle rejoindrait la surface, elle connaissait quelques personnes chez qui traîner quelques jours, le temps d’y voir plus clair. Elle ne pouvait imaginer voir chaque jour cette petite garce à la planque, mangeant avec les autres, taquinée par Jaeden, bichonnée par Abram, surveillé d’un œil par Vance. Non, cela elle ne le supporterait pas, mieux valait s’éloigner de toute cela pendant un temps.

    Aucune peur ne devait l’atteindre, elle s’était toujours débrouillée pour vivre sa vie telle qu’elle l’entendait. Ce n’était guère différent aujourd’hui. Pas de café au chocolat le matin, plus de blague sur sa tenue, plus de discours moralisateur, plus rien de tout cela, et elle en survivrait. Qu’est ce que cela pouvait bien représenter ? Rien ! Alors pourquoi sentait-elle une larme amère lui couler sur la joue, se moquant d’elle. Rageusement, Luz se frotta la pommette sans pour autant stopper sa marche, remarquant enfin ce qu’elle cherchait : une voie vers la surface.

    Une échelle de métal l’attendait patiemment, silencieusement, sans bouger, aussi froide, dure et inébranlable que Luz aurait souhaité être. Celle qu’elle fut par le passer, le chat sauvage qui sortait les griffes et lacérait le moindre petit imprudent qui s’avisait de s’approcher. Elle redeviendrait ainsi, libre et indépendante, et ferait payer à Naïra… Non pas seulement à la princesse, aux autres aussi !

    Luz soupira rageusement. Quel intérêt de conserver de la rancœur avers ces menteurs. Ils étaient des hommes, des hommes seuls, et voilà, il n’y avait rien d’autre à dire. Quant à Naïra, elle souffrit déjà suffisamment entre ses doigts, à gémir, à hurler grâce, et même si la belle vipère se serait bien amusé davantage avec cette petite garce, elle devait bien avouer que ça n’aurait été que par gourmandise. La mercenaire en avait terminé avec cette histoire, et désormais, elle devait penser à elle, à sa survie.

    La veuve noire à la longue épée effilée grimpa l’échelle rapidement, clignant des yeux plusieurs fois en réfléchissant à ce qu’elle ferait une fois à la surface. Changer de coupe de cheveux, déposer son épée chez un prêteur sur gage, trouver un endroit où dormir, et éventuellement, s’il lui restait du temps, brancher quelques gars sur l’endroit où se trouverait une aristo par alliance liée aux Roquemaurel nommé Naïra, la pétasse argentée.

    Quelques échelons de plus, et Luz atteint la sortie, une lourde plaque qu’elle réussit à déplacer à la force de ses bras, s’ouvrant le passage en oubliant le risque énorme qu’elle courrait compte tenu du fait que les brigades du feu recherchaient au même instant le premier suspect venu. Une femme sortant d’un souterrain, il ne leur faudrait guère plus. Et bien qu’ils se saisissent d’elle ! Elle n’aurait été que trop heureuse de toute leur balancer et les foutre tous dans une belle merde !

    Cela, elle ne le pensait pas vraiment, bien sûr.

    En tout cas, la ruelle dans laquelle elle déboucha se révéla déserte et ennuyeuse, plongé dans la semi obscurité du soir. Il ne fallut que quelques secondes à la mercenaire pour s’extirper du souterrain et replacer la plaque d’égout pour boucher l’entré de son univers. Avec mauvaise humeur, le chat sauvage aux cheveux d’un noir de jais cracha sur cette plaque sur laquelle était si ironiquement gravé le blason Roquemaurel ainsi que leur grande phrase : Notre Famille, Notre Ville, Notre Devoir.

    - Allez tous vous faire voir…

    1 : Le plus important, c’est trouver de l’argent.
    2 : Le plus important, c’est trouver un endroit où dormir.
    3 : Le plus important, c’est trouver un allier fiable.
    4 : Le plus important, c’est de se calmer les nerfs.



    Ah, et oui, il y a deux chapitre entièrement chatouille qui arrivent. Mais bon, j'aime bien mettre en place avant :)


  • pierreanne Avatar
    pierreanne - il y a 11 ans
    Enfin mon retard est rattrappé. Alors au vu des circonstances trouver un allié c'est pas la chose a faire elle va se prendre le bec avec lui avant même de lui demander de l'aide. Un endroit ou dormir moui pourquoi pas mais je pense que non le plus important c'est! Ce calmer les nerfs je vote la 4!

  • SQUALL Avatar
    SQUALL - il y a 11 ans

    Je suis content que ça te plaise :) De toute façon, en relisant l'histoire du début il y a des choses que j'ai remarqué, écrite à l'époque, qui aujourd"hui me gêne un peu. Je ne vais rien effacer evidemment mais bon, j'en suis pas forcément hyper fier. Ceci étant je trouve que l'intrigue glisse vers de bon rail, et franchement j'ai envie de savoir jusqu'ou ça va aller :)

    Après, Il y a beaucoup d'intrigues parallèles en cet instant de l'histoire, donc on glisse d'un personnage à l'autre, j'espere que ça reste compréhensible, j'essaie de faire en sorte de rappeler les objectifs de chacun et leur place dans l'histoire.

    Je résume : Mesmérine et Ysoline, deux des héritières de la famille Roquemaurel ont été kidnappé par une bande de mercenaires commandité par un homme nommé William Windbacker pour des motifs obscurs. Sur le chemin, Mesmérine a été récupéré par un loup solitaire : Lighthunter, qui cherche son propre profit. Enfin, parallèlement à cela, Inaccio, le grand frère, essaie tant bien que mal, avec l'aide de son ami Chaï, de retrouver la trace de ses soeurs. (derière cela il y a quelques sous intrigue, Naïra, promise a Inaccio, se relevant partis de la bande de mercenaire)

    J'attends encore au moins un nouveau vote avant de poster la suite parce que pour l'instant vous n'êtes pas trop d'accord. En tout cas content que ça plaise, ce genre de long commentaire fait toujours plaisir :)