Histoire : The serial tickler (Épisode 13)

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The Serial Tickler - Chapitre 13

13.



Midi, au commissariat, Matthieu et Fabien sont devant le bureau du commissaire, comme l'a ordonné Abygaëlle. Fabien toqua à la porte, au bout de quelques secondes se fit entendre le traditionnel « Entrez ! » Le bureau du commissaire était plus grand que celui des autres agents. Il avait notamment sa propre machine à café, imprimante, scanner. Son ordinateur était d'un modèle bien plus récent et puissant que les autres. Le bureau était beaucoup plus imposant aussi, formant un angle droit. Quelques tableau et coupures de journaux étaient accrochés au mur, ainsi que l'organigramme des agents, et les affaires les plus importantes en cours. Il y avait aussi un petit coin cuisine, avec plaque électrique, micro-ondes, frigo et lavabo, bref, on pouvait y vivre au besoin. Le commissaire n'était pas de ce genre là, il mangeait à la cantine avec les autres.
Il n'y avait qu'Abygaëlle à ce moment là, assise à une chaise placée à côté du siège de cuir du commissaire en place, affairée à des dossiers. Fabien et Matthieu s’approchèrent. Elle entama en leur disant :
« -Asseyez-vous...
Les deux agents s'exécutèrent, elle poursuivit en continuant d'écrire des notes :
-Qui est ce serial tickler ?
-Je ne sais pas si on devrait tout vous raconter... - répondit timidement Matthieu – Cette histoire est quand même tout à fait grotesque et notre enquête a à peine débuté, nous sommes un peu au point mort pour l'instant...
-... Ce n'est pas grotesque du tout – rétorqua-t-elle d'un ton grave, à la surprise des deux policiers.
-V-v-vraiment ? Bégaya Matthieu
-Dites-moi qu'est-ce que vous avez jusqu'ici... »
Fabien, plus à l'aise avec cela, fit le récit du début de l'enquête. Les compères se complétaient en cas d'oubli, ils parlèrent du début, avec Angélique et Clara, puis des événement du parc de Mengué, du tag etc... Abygaëlle, une fois fini d'écrire, les écouta avec une grande attention. Quelques minutes plus tard, alors qu'ils avaient terminé, elle sortit un dossier de son sac à dos, et dit :
« -Intéressant, et donc, ce titre de « serial tickler », c'est à vous qu'on le doit Fabien ?
-Oui.
-Pas mal – continua-t-elle avec un sourire chaleureux – Eh bien, messieurs, croyez-le ou non, mais je crois que j'ai été sur la même affaire il y a quelques années.
-Quoi ?!! s'interloquèrent les deux agents en même temps.
-Je vous jure, j'ai même ici le dossier en question. Je n'ai pas autant d'imagination que l'agent Jung ici présent, je l'ai juste appelé le dossier X.
Elle sortit un dossier noir rempli à raz bord avec un gros X marqué dessus en blanc. Elle le tendit à Fabien et Matthieu qui feuilletèrent, et virent différents noms accompagnés de photos, des coupures de presse, et d'autres papiers où sont marqués sur pratiquement tous les termes « séquestration » et « chatouilles ». Il y a même des coupures de journaux, le papier est jauni, montrant leur vieillesse. Matthieu s'exclame :
« -Incroyable... Mais, certains papiers datent des années 60 !
-En effet, et je ne sais pas si il n'en existe pas de plus vieux encore....
-C'est... Incroyable ! Où avez-vous trouvé cela ?!
-Dans différentes archives, cela fait des années que je collecte toutes les pistes possibles.
-S'agit-il de la même personne ? Demanda Fabien, tout en lisant
-Je n'en sais rien, mais tout s'est passé dans notre région, donc j'ai de bonnes raisons de penser que ça se pourrait.
-Les médias en parlent comme des récits d'invention de femmes en manque de reconnaissance, c'est dingue ! Les mœurs n'ont pas tant changé que ça en plus de cinquante ans – Matthieu s'extasiait presque devant ce parterre d'indices.
-Matthieu... - rétorqua son collègue, beaucoup moins enthousiaste – Si il s'agit bel et bien d'une seule et même personne, alors toute notre théorie tombe à l'eau, et nous ne pouvons plus accuser Hugo, car cela serait tout simplement la preuve de sa parfaite innocence.
-Tu as raison, à moins que ce soit un truc familial par exemple... - il regarde les deux autres personnes présentes dans la salle, qui ne sont pas du tout convaincues – Ouais, moi non plus je n'y crois pas trop. Il s'agit sûrement de la même personne. Je n'aurais jamais cru que quelqu'un d'autre à part nous deux s'intéresserait à ce genre d'affaires. Comment cela se fait-il madame ?
-Eh bien, en fait, croyez-le ou non, mais je m'ennuyais... - Matthieu et Fabien se fixèrent quelques secondes, puisque c'était pour eux aussi la raison qui les avait poussé à mener cette enquête - J'étais lieutenant de police mais je foutais rien de mes journées. Alors un jour je suis allé voir dans les archives ce qu'il y avait d'intéressant, des morts dans le placard par exemple, un truc stimulant quoi ! Ben je suis tombé sur le dossier que vous voyez là... Il était déjà rempli de coupures de presse, et de rapports sur des supposées plaintes pour séquestration et actes de torture, et marqué entre parenthèse « chatouilles sous les pieds ». Intriguée, j'ai fait des recherches là-dessus, je n'ai pour ainsi dire rien trouvé. Je suis même inscrite sur des forums fétichistes avec des pratiques telles que les chatouilles. J'ai fait connaissance avec des membres, j'ai demandé partout si ils n'avaient pas connaissance d'un membre qui aurait déclaré vouloir enlever des jeunes filles pour les chatouiller, ou qui en aurait fait le récit. Bien sûr, je ne l'ai pas formulé comme ça... Personne n'a pu m'aider. Alors j'ai dit à l'agent s'occupant du bureau des plaintes de me faire un rapport complet chaque jour, de me faire passer absolument tout ce qu'il pouvait recevoir du matin au soir. Et un jour, je vis une plainte pour séquestration et acte de torture sur mineur. Je lui ai demandé de quoi il s'agissait. Vous devinez ce qu'il m'a répondu, n'est-ce pas ?
-J'ai quand même une question – la coupa Matthieu – Ce dossier que vous avez retrouvé aux archives, c'était un agent à la retraite qui l'avait rempli ?
-Un agent ? Vous plaisantez Matthieu ? Il y a peut-être eu une dizaine d'agents qui ont rempli ce dossier ! Depuis le plus vieil article que vous voyez là, datant de 1963, jusqu'à aujourd'hui, Vous pouvez me croire, il n'y a pas eu qu'une seule personne qui a bossé dessus.
-Oui, c'est évident...
-Par contre, l'autre truc assez mystérieux, c'est que tous les agents qui ont porté attention à cette affaire ont tous arrêté en cours de route... Allez savoir pourquoi.
-Oh, ce n'est pas compliqué - rétorqua Fabien – Une affaire plus importante, le départ en retraite, et j'en passe. Cette affaire sert plus de passe-temps en attendant mieux, qu'autre chose.
-Vous avez raison Fabien... - Elle posa ses mains à plat sur le dossier, comme pour en interdire l'accès, avec un regard teinté de tristesse – D'ailleurs, je comptais ranger ce dossier aux archives une fois que j'aurais pris mes fonctions ici. En tant que commissaire, je n'aurais plus eu le temps de m'en occuper...
-Je vois – Matthieu laissa un temps de silence, il tourna son regard vers son collègue, sans dire un mot, les deux hommes semblèrent se comprendre instantanément, avec un petit mouvement de tête - Si vous le permettez, madame Phidias, vous voudrions reprendre cette enquête en main, et vous prendre votre dossier X.
-Je m'en doutais Matthieu. Prenez-le, il n'y a aucun problème. Je vous demanderais juste de ne pas en faire votre priorité, de garder une certaine discrétion. Et si jamais on vous demandait, bien sûr, je ne suis au courant de rien.
-Marché conclu – Matthieu et Fabien tendirent le bras vers Abygaëlle qui leur serra la main en même temps – Nous allons vite ranger cela.
-Dites, tenez-moi juste au courant de l'avancée de l'enquête. Et si jamais j'ai quelque chose, je vous en ferais part aussi.
-Très bien madame. »
La journée passa lentement pour Matthieu et Fabien qui n'avaient qu'une hâte, aller à l'appartement de l'un ou de l'autre le soir pour pouvoir fouiller dans ce dossier d'archives. La découverte de ce porte-document au X blanc remotiva les deux compères qui étaient comme animés d'un nouveau souffle. Ils voulaient mettre fin à cette enquête qui durait depuis déjà plusieurs générations, leur logique était la suivante : Si le serial tickler est la même personne depuis le début, alors depuis 50 ans qu'il chatouille des jeunes filles, il n'allait sans doute pas tarder à stopper son activité criminelle, à cause de son âge situé probablement entre 65 et 75 ans, peut-être plus, mais certainement pas moins. Cette hypothèse étant posée, la recherche allait enfin être plus ciblée et faciliter leur enquête.

Mercredi 18 avril


13h, la plupart des élèves du lycée ont fini les cours. Sofia De Oliveira, l'une des jeunes filles sont le nom était marqué sur le mur, était en train de se promener avec son petit ami dans les rues de Leglade. Le beau temps perdurait pour l'instant, le temps était doux, le vent plutôt chaud. Il ne restait pratiquement aucune trace des trombes d'eau tombées deux jours plus tôt.
Il s'agissait d'une jeune femme d'origine portugaise, comme son nom le laisse entendre. Elle est petite, entre 1m55 et 1m60, et porte donc souvent des talons haut. Elle a de longs cheveux noirs, la peau bronzée, des yeux marrons foncés. Elle a un visage souriant, ne servant qu'à mieux révéler son attitude de peste et de faux-cul. Elle portait un décolleté , mettant en avant sa poitrine assez développée, ainsi qu'une mini-jupe, pas de collants, et des escarpins noirs qui laissaient entrevoir non seulement le haut de ses pieds, mais aussi le bout de ses deux premiers orteils, vernis de rouge. Très mince, cet ensemble mettait en valeur ses courbes gracieuses. Elle se dandinait, mais cela était plus dû à la présence de son copain qu'à autre chose.
Celui-ci était un jeune homme brun habillé en chemise à manche longue, jean et chaussures de ville. Bref, un ensemble convenable pour voir sa petite amie. Ils se promenaient main dans la main, arrêtant régulièrement leur marche pour s'embrasser langoureusement. Mais lorsqu'ils reprenaient leur marche, ils parlaient de tout et de rien. On entendait la voix aigüe de Sofia qui parlait sur un peu tout le monde, n'hésitant pas à critiquer ses copine, ses meilleures amies, mais aussi sa classe, ses profs, et les gens en général, elle riait en regardant tel ou tel passant. Alexandre, son petit ami, faisait de même. Ce couple de hyènes était lâché en pleine ville et faisait les charognards avec le monde entier. L'harmonie entre eux était palpable pour n'importe quel spectateur qui aurait pu s'attendrir devant tant de complémentarité, aussi vicieuse soit-elle :
« -Sofia... Cela fait bientôt 4 jours que nous sommes en couple, et je t'aime toujours autant que la première fois...
-Oooh ! Mon cœur, moi je t'aime encore plus – Ils s'embrassèrent puis se regardèrent avec des yeux dégoulinants d'amour.
-Je me perds dans la beauté de tes yeux...
-Et moi je me noie dans la profondeur de ton regard...
-Je t'aime Sofia...
-Je t'aime Alexandre... »
Ils reprirent leur chemin. Sofia accompagnait son homme au stade de foot de Leglade, puisque son entraînement débutait à 14h30. Ils marchèrent en amoureux jusqu'à la bordure de la ville. Ici se dressait une grande arène toute peinte en blanc. Un énorme parking était placé à côté, quelques voitures y étaient garées. Devant l'entrée était stationnée une camionnette blanche flambant neuve. Lorsque Sofia et Alexandre passèrent à côté, ils ne firent pas attention. Il passèrent par une grande porte et sous une arche, une billetterie était installée, vide bien sûr. Ce stade était considérable, accueillant les grand évènements sportifs : Foot, rugby, athlétisme... Une piste en bitume faisait le tour d'un gigantesque carré de gazon parfaitement entretenu habituellement, mais encore un peu humide et boueux. Les gradins s'élevaient jusqu'à des dizaines de mètres au-dessus du sol. Sa capacité était d'environ 50000 places. L'arène de Leglade était réputée dans le pays. Ce n'était pas le plus grand stade et ce n'était pas la plus grande ville, loin de là. Mais l'administration a toujours pris grand soin du Bol Blanc. C'était toujours impressionnant pour les jeunes de s'entraîner dans un tel lieu, ou même de jouer des matchs, bien que ceux-ci ne remplissaient bien sur pas les gradins, et que la plupart du temps, les matchs devaient quand même se jouer dans un autre stade plus modeste situé non loin d'ici.
Alexandre embrassa Sofia et lui dit :
« -je vais me changer mon cœur, installe toi dans les tribunes.
-D'accord mon cœur – Elle bougeait les jambes nerveusement – Je vais poser mes talons aussi je crois, j'ai mal aux pieds après tout ce qu'on a marché. »
Juste après avoir laissé son petit ami partir, elle écrivit un sms, mais alors qu'elle était seule, et qu'elle ne faisait pas attention, elle sentit qu'on l'agrippait et que quelqu'un appuyait un chiffon sur son visage. Elle se sentit partir petit à petit...
Lorsque Alexandre sortit du vestiaire avec le reste de son équipe, et pendant que l'entraîneur disposait des plots et autres dispositifs qui allaient servir pour l'entraînement, il regarda les tribunes pour tenter d'apercevoir sa copine. Il ne vit personne, il demanda alors à son coach :
« -Armand, tu n'as pas vu Sofia ?
-Qui ça ?
-Tu sais, ma copine, une petite portugaise.
-Ah oui ! Euh, non, je n'ai vu personne.
-Merde, qu'est-ce qu'elle fout ?
-Elle est partie te tromper, sans doute.
-Non mais sérieusement, je suis venu avec elle, il n'y avait pe...
C'est alors qu'il s'aperçut que la camionnette blanche avait disparu :
-C'était pas à toi la camionnette blanche ?!
-Quelle camionnette blanche ?
-Devant !!! Il y avait une camionnette blanche, tout neuve !
-Tu m'emmerdes là, Alex, je ne sais pas de quelle camionnette tu parles, je t'ai dit ! - répondit d'une voix soulée Armand, toujours en train de disposer des plots et des ballons sur le sol. »
Alexandre hésita entre aller voir en dehors du stade s'il voyait la camionnette ou non. Il décida de rester sur le terrain, et se dit qu'elle devait sans doute être partie faire un tour.
Sofia se réveilla attachée sur un matelas, elle était tournée sur le ventre, toujours habillée. Lorsqu'elle reprit ses esprits, elle paniqua instantanément :
«... Où suis-je ?! Détachez-moi ! Venez m'aider ! À l'aide ! À l'aide !!! »
Elle hurla à la mort, mais personne ne répondait, elle était seule sur un lit, assez confortable d'ailleurs Ses bras étaient tendus, ses poignets reliés étaient attachés à des barreaux du lit, ses jambes étaient un peu écartées, ses pieds aussi étaient attachés, dépassant de même plumard. Dans une salle toute blanche, on aurait dit une chambre neuve, sur le sol était disposé de la moquette rose, quelques cadres étaient disposés sur le mur, en tournant la tête sur la droite, elle voyait le soleil à peine filtré par de fin rideaux passer par une fenêtre, et la nature, de l'herbe à perte de vue. À gauche, une commode, une cage d'oiseaux neuve avec deux petits canaris dedans, un jaune et l'autre plutôt blanc. Elle était clairement dans la maison de quelqu'un. Le silence était troublé par un pschit s'activant régulièrement et emplissant la pièce d'une bonne odeur vanillée. Au bout de quelques minutes, Sofia se contentait de pleurer, elle ne savait pas quelle heure il était, ni ce qu'on allait lui faire, mais elle avait compris qu'il ne servait à rien de crier davantage. D'un coup, elle entendit des pas. Une personne, peut-être deux. Elle ne bougea pas, elle se disait qu'elle était habillée et sur le ventre, et que pour la violer, cette position n'était pas le plus pratique, et qu'il aurait été plus logique de la déshabiller avant de l'attacher...


« … à moins qu'on ne découpe mes vêtements aux ciseaux et qu'on me viole par le... ! »


Elle fit de grands yeux et recommença à hurler « à l'aide ! » la porte s'ouvrit d'un coup, elle était de l'autre côté de la pièce, Sofia de pouvait donc pas voir qui c'était. Elle paniqua et questionna son kidnappeur :
« Qui êtes-vous ? Que voulez-vous ? Détachez-moi !!! »
Pour toute réponse, l'homme lui retira en partie un talon, il glissa tout seul et tomba au sol, il fit pareil pour l'autre, révélant les deux petits pieds nus de taille 38 de Sofia. Elle ne dit plus rien, elle compris tout de suite :
« -Vous êtes le serial tickler... »
Paul, qui était debout à côté d'elle, ne dit rien, une caméra en train de filmer était placée sur un trépied à côté de lui. Il regardait une feuille avec des instructions écrites dessus. Suivant le texte, il prit de belles plumes, une jaune et une bleue. Elles étaient gigantesques, très longues. Sans se mettre dans le champ de vision de la caméra, il commença à faire glisser les deux instruments le long des pieds de la jeune fille, du talon jusqu'aux orteils. La réaction fut immédiate, Sofia riait et se tordait de rire, alors que l'homme continuait à faire de longs et patients aller-retour sur ses plantes de pied. Son rire d'adolescente se faisait entendre même de l'extérieur de ce qui était une grange totalement délabrée, vu de l'extérieur, avec une seule fenêtre, ce qui semblait être le début d'un réaménagement complet. la camionnette était visiblement garée à l'intérieur, et ne se voyait pas. Devant ce bâtiment était planté un panneau « vendu ».
Le soir, à 20h, Fabien reçut un appel de monsieur Pigon :
« -Oui, monsieur ? Il faut que vous veniez au plus vite ! »
Fabien prit sa voiture, et lorsqu'il arriva au lycée, William, le concierge, l'attendait, et lui dit :
« -Monsieur l'agent, suivez-moi je vous prie... »
Il marchèrent jusqu'aux toilettes principaux du lycée, où le directeur l'attendait et l'accueillit d'un air hautain :
« -Ah ! Pas trop tôt !
-Vous savez que je connais des techniques pour tabasser sans laisser de trace ?
-Toujours aussi impertinent !
-C'est pour m'emmerder que vous m'avez demandé de venir ?! Parce que je peux repartir fissa aussi ! Ma journée a été longue, alors j'aimerais bien que si je dois en plus me taper votre tronche le soir, ça ne soit pas agrémenté d'un plateau de reproches !
Les deux hommes respiraient forts tous les deux, là où Fabien semblait très nerveux, frottant son pouce sur son index et son majeur, monsieur Pigon paraissait plus calme, si ce n'est la couleur rouge écarlate qui avait recouvert sa face. Les agents d'entretien restaient en retrait, mais n'en pensaient pas moins. Monsieur Pigon reprit aussi calmement que possible en tendant son bras en direction du mur :
-Calmez-vous je vous prie ! Regardez plutôt...
-Où ça ?!
Petit temps de silence durant lequel le directeur sembla perdre tout contrôle :
-Mais le mur crétin !!! »
Fabien tourna la tête sans faire attention aux mouvements emplis de rage de son interlocuteur et prit alors un air très surpris, comme tombant du ciel. Outre la liste de noms, qu'il n'avait pas vu avant. Celui de Sofia De Oliveira était maintenant barré comme il l'avait fait avec ceux d'Angélique, de Clara et de Coralie. Un autre nom barré avait aussi été rajouté :



Lauren Beck
Ils aiment : CorvoAttano , MaxMod , Izuku_tickling