Histoire : The serial tickler (Épisode 02)

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The Serial Tickler - Chapitre 02

2.



L'agent Rousseau vit de nombreuses personnes défiler dans son bureau ce jour là, il n'était pas le seul à enregistrer les plaintes, mais elles étaient très nombreuses ces temps-ci. Il essayait de tourner le récit d'Angélique dans tous les sens pour déterminer le degré d'attention qu'il méritait. Il se demandait s'il n'avais pas été trop loin dans les moqueries, mais si après tout ce récit n'était pas risible.
En fin de journée, avant de rentrer chez lui, l'agent Rousseau décida d'appeler l'adolescente :
« -Oui, Angélique, c'est l'agent Rousseau... Je me suis aperçu que j'avais oublié de te poser une question, seulement, ma journée est finie, habites-tu dans le coin ? J'ai emmené ta déposition avec moi, je me disais que l'on pourrait se rejoindre à un bar pour discuter de tout ça ? Vraiment, tu peux ? Super, alors je t'attends au Louveteau, tu vois où ça se situe ? Ok, on s'y rejoint pour 19h ? ça marche, à plus tard. »
Matthieu était un jeune homme de 26 ans, grand, brun, les cheveux courts, il espérait grimper les échelons le plus vite possible. Pour cela, il savait qu'il aurait besoin d'avoir de la suite dans les idées, d'un certain esprit d'initiative, et d'idées originales afin qu'on le remarque peut-être un jour. En attendant, il faisait son travail avec beaucoup de sérieux et d'entrain, mais la routine dans le commissariat de Leglade était d'un ennui mortel qui lui enlevait petit à petit toute motivation. Il espérait avoir affaire à plus de cas intéressants, mais ceux-ci n'arrivaient jamais, ou alors à d'autres.

Comme prévu, Rousseau et Angélique se retrouvèrent au Louveteau. Angélique arriva vêtue de vêtements secs, la pluie avait cessé, mais le ciel restait nuageux. Une fois installés, les questions ne se firent pas attendre, Angélique était animé d'une certaine animosité à l'encontre de l'agent :
« -écoutez, tout à l'heure, je n'ai pas trop apprécié la façon donc vous vous êtes foutus de moi, alors finissons-en vite !
-Je m'excuse Angélique, je n'aurais pas dû, répondit-il d'un air sincèrement désolé, Mais les journées sont longues en ce moment. Oh et puis je ne vais pas chercher d'excuses en fait, je vais plutôt en venir au fait : J'ai oublié de vous demander si vous aviez une idée de qui aurait pu faire ça ?
-Comment je le saurais ?!
-Eh bien, vous êtes au lycée ?
-Oui.
-Très bien, il n'y aurait pas un camarade de votre connaissance qui aurait des tendances... Fétichistes ?
-... Hmmm, elle prit le temps de réfléchir quelques secondes, eh bien, là comme ça je vous dirais non. Un fétichiste des pieds, je ne pense pas. Et puis, c'est pas au lycée qu'on m'a enlevé, mais dans une ruelle !
-Oui, seulement, ça ne coûte rien d'essayer. - C'est alors qu'un serveur arriva, chacun prit commande d'une boisson, Matthieu attendit que le jeune homme soit bien reparti pour continuer la discussion - Vous êtes sûre ? Personne qui vous chatouille les pieds ou qui semble leur porter une attention particulière ?
-Ben dis donc, moi qui vous trouvais méchant de vous être moqué de moi tout à l'heure, mais c'est vrai qu'on a l'air con quand on parle de choses comme ça... - Angélique fut tout à coup beaucoup plus calme, elle regardait autour d'elle, les gens ne prêtaient guère attention à ce qu'ils pouvaient raconter, mais elle ne tenait pas à attirer l'attention, elle reprit donc un ton en-dessous - Excusez-moi monsieur... Rousseau ! C'est ça ?
-Appelez-moi Matthieu.
-D'accord. Eh, à part mon copain qui me fait quelques chatouilles de temps à autre, je n'ai pas remarqué un quelconque intérêt pour mes pieds de la part de qui que ce soit.
-Très bien. Alors, j'aurais besoin d'autre chose, mais pour cela, il faudrait que vous me suiviez chez moi, il n'y en aura pas pour longtemps.

À cette proposition, la jeune fille fut troublée, c'était inattendu, elle ne sut pas trop quoi en penser, et regarda l'agent avec de grands yeux, elle savait qu'il était un homme loi et qu'en principe ça ne risquait rien, mais ce regain d'intérêt soudain pour son histoire ne lui paraissait pas naturel, cette proposition ne l'était peut-être pas non plus :
-... Je ne sais pas si je devrais Matthieu.
-écoutez, votre enlèvement n'a rien de drôle, et si d'autres venaient à se faire enlever pour les mêmes raisons, nous aurions au moins de quoi vous prendre définitivement au sérieux, vous comprenez ?
-Oui, je comprends...

Matthieu gardait un air grave, et fixait Angélique, le serveur arriva avec les boissons, l'agent de police régla immédiatement avec un billet en disant au serveur de garder la monnaie, et entama son verre, tout en regardant Angélique dans les yeux. Celle-ci touchait son verre, mais ne le soulevait pas, et ne buvait pas non plus, elle était des fois rattrapée par le regard intense du policier, tiraillée, elle finit quand même par dire timidement :
-D'accord, je vous suis, mais pas trop longtemps hein ?
-Ne vous inquiétez pas... »

Après avoir fini leurs verres sans trop de discussion, Matthieu emmena Angélique chez lui, dans un appartement situé dans un grand immeuble. En y entrant, le policier dit à la jeune femme :
«- Veuillez vous déchausser en entrant s'il vous plait. »
Angélique s'exécuta immédiatement, elle retira sa paire de converses blanches. Elle portait des soquettes blanches qui s'arrêtaient à mi-cheville. Matthieu faisait de même avec ses chaussures de ville, et avait le même type de soquettes, mais en noires. Il fit signe à Angélique de le suivre, ils s'assirent sur un grand canapé rouge. Angélique n'était pas à l'aise, le jeune homme entama alors la discussion :
«-Voulez-vous à boire quelque chose ?
-Non merci, déclina poliment Angélique, Dites moi plutôt pourquoi nous avons dû venir ici... Entre parenthèses, c'est joli chez vous.
-Merci. Et ma raison de vous avoir invité est que... En fait, je voudrais vérifier quelque chose... »

En disant ces mots, il se jeta sur les pieds de l'adolescente qui, surprise, ne put réagir à temps. Doté d'une certaine force physique, Matthieu attrapa les chevilles, les ramena vers lui, tendant les jambes d'Angélique par la même occasion, ce qui lui permit de se mettre à genoux dessus. Angélique commença à paniquer :
« -Non ! Que faites-vous ?
D'un air inquiétant, Matthieu répondit d'une voix assez forte :
-Je ne crois pas une seconde à ton histoire ma petite ! Mais j'ai besoin de vérifier que tu ne m'as pas raconté des cracks. Et puisqu'il paraît que tu es si chatouilleuse, j'ai trouvé un bon moyen de te faire parler...
-Non ! Pas mes pieds !! »
Mais à peine dit-elle ces mots que Matthieu commença à glisser ses dix doigts en même temps sous les pieds d'Angélique, il gratouillait avec ses ongles naissant sur le tissu fin de la soquette. Il commença par le centre des pieds, Mais, par réflexe, la jeune fille plia ses pieds pour diminuer les sensations, même si ça ne l'empêchait pas de rire à gorge déployée. Elle se crut dans un mauvais rêve qui dégénèrerait en ce qu'elle redoute le plus à ce moment précis. Effectivement, elle était très chatouilleuse. Matthieu, bien qu'il poursuivait comme but de faire avouer à Angélique que son récit était une blague, se prit au jeu, et souriait en entendant le rire de sa victime. Il ne disait rien, se contentant de chatouiller sa victime sans ralentir la cadence. Angélique, elle, ne cessait d'essayer de tirer ses pieds vers elle, mais ses pieds étaient bel et bien coincés. Elle commençait à revivre cette scène dans une salle sombre dans laquelle elle ne pouvait que subir les assauts multiples d'un bourreau anonyme sur ses pauvres pieds, la sensation d'horreur, de calvaire sans fin, cette envie d'échapper à cela coûte que coûte sans succès. Les rires étaient de plus en plus forts, et ressemblaient de plus en plus à des cris. Elle ne s'attendait pas à ce qu'un représentant de la loi lui réserve un tel traitement, lui qui était sensé l'aider.

Matthieu se servit alors d'une de ses mains pour tenir les orteils tirés en arrière, tout en gratouillant de l'autre. Mais les soquettes le gênaient, il arrêta alors ses chatouilles pour demander, en gardant cet air un peu fou, comme si la raison l'avait quitté, dominée par une pulsion sortie d'on ne sait où :
« -Alors, allez-vous reconnaître que vous avez menti ? Ou est-ce que vous vous obstinez et je vous enlève vos chaussettes ?
-Mais je ne mens pas ! Arrêtez ! Me mettez pas pieds nus ! Je vous dis la vérité ! Mais arrêtez !
-Désolé jeune fille, mais je vais devoir en avoir le cœur net... »
Tout en disant cela, il enleva une des fines soquettes à Angélique, révélant ainsi un magnifique petit pied de taille 36, pâle, entretenu, aux ongles bien manucurés. Les petits orteils s'agitaient, cela donnait très envie à Matthieu de continuer. Il enleva l'autre chaussette, et constata que les deux pieds bénéficiaient du même soin.
« -Ben vous voyez Angélique, je ne suis pas fétichiste, mais j'avoue qu'ils sont mignons vos petits pieds. »
à cette annonce, Angélique paniqua à l'intérieur d'elle même, cet homme si calme et qui paraissait si sympathique semblait se transformer en bête sauvage, est-ce que son but était de la torture depuis le début ? Est-ce qu'il avait juste caché son vrai visage ? Ou jouait-il un rôle ? Et comme il a montré son visage, la laissera-t-il seulement repartir en vie ? Les questions se bousculaient dans la tête d'Angélique, qui commençait à pleurer de rire, mais aussi était effrayée comme jamais. Matthieu prit tout de suite l'initiative de tirer les gros orteils en arrière avec une main, avant de gratter la base avec ses ongles. La réaction ne se fit pas attendre. Angélique riait au éclats, elle n'en pouvait plus. Cela dura 5 bonnes minutes avant que Matthieu redemande :
« -Est-ce que tu m'as menti ?!
-Ahahahahahah... Noooon... Pas mes pieeeeeeds !!! Ahahah
-Tu es sûre ?
-Ouiiiiii... Ahahahahah C'est horrible....
-D'accord... - Dans un autre élan de folie, il rajouta avec un certain sadisme - je continue encore un peu pour m'en assurer
-Nooooooon !!!! Ahahahahah !
-Non mais là c'était pas une question... »
Le passage des doigts continuait de plus belle, mais qu'il fasse de petits mouvements rapides sur une zone comme le talon, la voûte ou la base des orteils, ou alors qu'il fasse de lents mouvements amples sur toute la surface, la réaction ne se faisait pas attendre, et était la même : du rire, sans aucune possibilité de s'arrêter. Matthieu insistait sur toutes les zones où la réaction était la plus forte, c'est à dire, en particulier la base des orteils. Après 30 minutes non stop à titiller les orteils de la petite, il relâcha les orteils, et redevint calme brusquement, comme un animal fou venant d'être piqué par une flèche somnifère :
« -Bon... Tu m'as convaincu.
Angélique ne comprit pas, elle riait encore, mais sa panique était tout à coup redescendue, Matthieu, toujours le regard sur les pieds de la jeune femme, ajouta :
-Je vais t'aider... Effectivement, tu es très très chatouilleuse. Je suis désolé de t'avoir torturé ainsi, mais c'était le seul moyen de m'assurer de ta franchise.
La jeune fille tombait des nues, elle comprenait tout à coup qu'il ne s'agissait que d'un test, tout ce qu'elle venait d'endurer servait à prouver qu'elle n'avait pas inventé cette histoire de toute pièce :
-Je commence l'enquête dés demain, à l'endroit où tu m'as indiqué.

Calmée, mais aussi emplie d'une profonde colère, elle garda son calme le temps de demander :
-... Vous pouvez vous lever et me rendre mes soquettes ?
-Ah oui bien sûr, pardon – réagit Matthieu, tout à coup tout calme, redevenu sympathique, il se leva, et lui tendit ses soquettes blanches, qu'Angélique lui prit des mains sans le regarder, elle les remit à ses pieds, et dit froidement
-Merci.
-écoutez, je comprends votre colère, mais je vous le promets, je n'abuserais jamais d'une mineure, je suis quand même policier avant tout. Je vous tiendrai au courant des avancées de l'enquête. Rassurez-vous, je ne compte pas vous torturer à nouveau.
-J'espère... C'est trop horrible.
-J'ai bien vu. Allez, je vous ramène chez vous en voiture, d'accord ?
-D'accord.»

Bien qu'elle répondait, l'adolescente était habitée d'une rengaine immense envers le policier, qui le comprit bien et ne chercha pas à lancer de conversation avec elle. Il la ramena chez elle, et retourna se coucher, avec une certaine hâte de débuter cette affaire et de ne plus être confiné dans son bureau.

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