Histoire : The serial tickler (Épisode 16)

Vous utilisez un bloqueur de publicités

Ce site diffuse uniquement des publicités non-intrusives et sont vitales pour son développement.
The Serial Tickler - Chapitre 16

16.



Coralie et Chloé sont amies d'enfance notamment parce qu'elles habitent à moins d'un kilomètre l'une de l'autre, ainsi que d'autres filles de leur âge, ce qui leur permettait à l'occasion d'improviser des petites soirées entre amies. Il était 22h lorsque Chloé arriva chez son amie, qui la fit entrer par la fenêtre pour faire moins de bruit. Elle avait des yeux rouges indiquant qu'elle avait pleuré. Elle était habillée simplement, un débardeur noir, avec différents motifs imprimés dessus, un short en jean, et des sandales à lanières noires. Coralie, quant à elle, portait le même type de short et de débardeur, d'une autre couleur, et était pieds nus.

Une fois entrée, Chloé s'assit sur le lit de Coralie, elle gardait ses sandales, son amie était à côté d'elle, mettait sa main sur son épaule et la laissait reprendre ses esprits.

La chambre de Coralie était décorée simplement, des murs tapissés de bleu, avec différents posters de groupe de musique et de film, dont une immense affiche du film « Les noces funèbres » de Tim Burton, un écran plat, un bureau, une commode, une armoire, un lit deux places très confortable, sur lequel était posé une couverture blanche, avec des motifs placés de-ci de-là. Une chaîne hi-fi assez impressionnante avec deux grosses enceintes placées à côté, et deux tour à CD remplies à raz-bord avec différents noms de groupe, indiquant une certaine mélomanie de la part de l'adolescente. Ce cadre était tout à fait banal, parfaitement rangé, avec une odeur de parfum s'insinuant agréablement dans les narines de quiconque entrait.

Après avoir attendu quelques instants, Coralie demanda timidement à Chloé, qui baissait la tête en regardant ses pieds :
« -Tu veux m'expliquer ?
-...
Le silence de la jeune fille refroidit un peu Coralie, qui hésitait à continuer, la gêne se lisait sans mal sur son visage, elle insista quand même :
-Tu sais « Cloclo », ça ne peut te faire que du bien de me raconter ce qui s'est passé...
-...
Après une attente, accompagnée d'un silence pesant, troublé uniquement par le son lointain des ronflements du père de Coralie, elle décida d'aborder le sujet sous un autre angle, en gardant Chloé dans son champ de vision, espérant qu'elle relève la tête et se décide à parler :
-Quand ça m'est arrivé, je n'ai pas compris ce qui m'arrivait, même une fois que l'on m'avait mise pieds nus, je me demandais à quoi je devais m'attendre... Je n'aurais jamais pensé qu'on aurait pu m'enlever pour me chatouiller, je n'aurais même pas soupçonné l'existence de ce genre de personne. Puis, quand ça a commencé, c'est comme si j'avais perdu tout contrôle... Mais, quelque part, je pense quand même que je préfère avoir été enlevée et chatouillée plutôt que violée... évidemment, le mieux est encore de ne pas se faire enlever du tout, mais... Quitte à ce que ça arrive, tu ne penses pas que c'est préférable ? Il faut voir le bon côté des choses... Tous les jours, des gens se font enlever, pour se faire séquestrer, violer, violenter, ou même tuer... Ce n'est pas fait pour nous rassurer mais, tu ne penses pas qu'on a de la chance dans notre malheur ?
-...
Chloé écoutait son amie, même si elle n'avait aucune réaction, elle avait prêté attention à ce qu'elle disait, mais elle ne se sentait pas de tout raconter. Coralie tenta alors une autre approche :
-écoute, je pense savoir qui c'est...
-... C'est vrai ? - Demanda Chloé, en relevant tout à coup la tête.
-Oui, j'en suis même presque sûr.
-Ah bon ? Qui c'est ?

Avant de répondre, Coralie regarda Chloé dans les yeux, elle se rendait compte qu'elle venait de faire naître une once d'espoir en elle, et même si elle pensait ce qu'elle disait, la peur de décevoir son amie l'envahit :
-Je ne suis pas tout à fait sûre non plus, je peux me tromper.
-...
Chloé ne clignait pas des yeux, elle attendait le pied ferme que Coralie dise un nom :
-... Bon, tu vois qui est Hugo ? Un ami à moi.
-Oui.
-Eh bien, je pense qu'il est fétichiste.
-Ah bon ?! - La surprise se lisait dans ses yeux – Je n'aurais jamais cru.
-En fait, il m'a même chatouillé les pieds un peu avant que je me fasse enlever.
-Tu es sérieuse ?
-Oui, je suis quasiment sûre qu'il est fétichiste.
-Et tu penses vraiment qu'il aurait pu t'enlever ?!
-Chuuut ! - Chuchota Coralie en mettant son index devant sa bouche – Mes parents dorment.
-Ah, pardon – Répondit Chloé, gênée.
-Je ne sais pas si il serait capable de faire une chose pareille. Mais vu qu'il est au lycée, et que tous les enlèvements concernent des filles de l'établissement, je pense qu'il a au moins un lien avec tout ça.
-Mince ! Ça serait vraiment bizarre de se dire que c'est un gars qui a genre 1 ou 2 ans de plus que nous qui aurait pu faire ça...
-Oui... - Un petit silence s'installa à nouveau dans la pièce, avant que Coralie ne revienne sur le cas de son amie – Te souviens-tu de quoi que ce soit qui pourrait servir d'indice ?
Chloé commença à réfléchir intensément, pour être sûre de ne rien oublier, même si cela était flou, mais également douloureux :
-Non... J'avais les yeux bandés de bout en bout. Je n'ai pas entendu quoi que ce soit, à part des instruments qu'on sortait au fur et à mesure, mes rires, mes battements de cœur. Qui que ce soit, son mode opératoire est parfaitement rôdé.
-C'est ce que je m'étais dit également... Tu as vu la camionnette ?
-Non... Quand ils m'ont enlevé, j'étais allongée, dans le parc. Et après, j'ai repris mes esprits trop lentement pour distinguer quoi que ce soit.
Le silence s'installa à nouveau, avant que Chloé ne rajoute :
-Par contre, je n'ai pas très envie de raconter cela à la police... Je ne pourrai rien leur apprendre de plus de toute façon.
-Ne t'en fais pas, les policiers que j'ai vu sont très sympas. Ils t'écoutent juste, sans te bombarder de questions. Crois-moi, il vaut mieux leur raconter, même si tu as l'impression de ne pas les aider. On les contactera demain, d'accord ?
-... Oui, d'accord.
-Parlons d'autre chose, ça ne sert à rien d'essayer de ressasser quoi que ce soit, on en saura pas plus sur la personne responsable de tout ça... »

Pendant ce temps, dans la ville de Nissac, plus exactement à l'intérieur de la grande propriété dans laquelle Nikola pénétra plutôt, est organisé un dîner entre ce dernier et un vieil homme plutôt bien conservé pour son âge. D'un physique relativement athlétique, mais au dos voûté par les années, ses cheveux gris et sa coiffure impeccable lui donnent des airs de riche homme d'affaires.

Le peignoir couleur or qu'il porte vient au donner un effet luxueux mais aussi décontracté à sa dégaine, ce qui est renforcé par les pantoufles qu'il porte, chères et particulièrement confortable. Un charisme se dégage de son visage qui semble à peine attaqué par son âge avancé, sans doute le résultat de décennies à prendre soin de son corps. Son port de lentilles de contact mélangées à ses yeux bleus, et son regard transcendant, lui confèrent un air imposant, mais aussi empli de charisme.

Il est ainsi assis à une table en bois vernis, d'une dizaine de mètres de longueur, avec une assiette vide, et des restes d'un repas juste fini. Il regarde Nikola, assis en face de lui, habillé avec le même costard qu'au bar. Lui aussi se remet paisiblement du dîner. Dans cette grande salle à manger d'environ 50 m², peinte de rouge et de noir répartis de façon équilibrée, avec une série de quatre grandes fenêtres sur un côté, donnant vue sur une cour intérieure parfaitement entretenue, avec un petit circuit en bitume pour les voitures, des haies, des fleurs, mais aussi différents arbres donnant à l'ensemble un aspect particulièrement vivant et accueillant. Cette belle nuit d'avril profitant d'une magnifique pleine lune venant éclairer et accentuer la beauté de l'endroit.

Pour en revenir au salon, il est surplombé de deux lustres majestueux éclairant chaque recoin de la pièce. Un grand écran plat est accroché sur le mur en face du vieil homme, avec un canapé et deux fauteuils disposés à une dizaine de mètre de celui-ci. Une cheminée en pierre est placée derrière ce dernier, mais aucun feu n'est allumé ce soir là, les radiateurs électriques placés sous les fenêtres suffisant à chauffer le parquet flottant et permettant à la pièce d'être à une température tout à fait confortable. Quelques peintures de divers artistes, mais également quelques maquettes de bâteaux et avions célèbres, protégés par des vitrines et éclairés montrent la valeur que leur accorde leur propriétaire. Le tout permet non seulement à cette pièce de remplir son office de salle à manger, mais aussi d'être très agréable pour séjourner.

La discussion entre les deux hommes est joyeuse, tout indique une forte complicité, mais également de récentes bonnes nouvelles pour égayer le repas. Ils parlent en souriant, plaisantent comme de vieux amis, malgré leur différence d'âge, rien ne semble pouvoir venir troubler cette quiété. Le vieil homme lève alors sa coupe de champagne en direction de Nikola qui lui renvoie son geste :
« -Portons encore un toast à la mort de Marc Hardy ! Clame-t-il solennelement en direction du jeune homme.
-Encore une affaire rondement menée – Malgré la joie s'entendant dans sa voix, Nikola gardait son air mystérieux, calme, posé, et semblait juste avoir l'habitude de contenir ses émotions, même si à aucun moment il ne nie son contentement – Cette chère Pénélope n'a pas usurpé sa réputation, je savais bien que j'avais raison de te la conseiller.
-Je ne vais pas dire le contraire. Tu n'as que 20 ans, mais tu connais déjà mieux les bonnes personnes que moi. Elle, mais aussi Paul Zimmermann, tous deux ont fait de l'excellent travail.
-D'ailleurs, il m'a dit qu'il serait prêt à travailler à nouveau pour nous si son dédommagement lui permettait d'en vivre.
-Ahah ! C'est sur qu'avec 50 000€, il peut se permettre d'en vivre. Il est peut-être chômeur et alcoolique, mais loin d'être un fou.
-Dois-je le recontacter pour les prochaines cibles ?
-Nous verrons... - il boit une bonne rasade de champagne, et repose sa coupe avant d'enchaîner - Sinon, toujours aucune nouvelle concernant l'usurpateur ?
-Non, mais j'ai cru comprendre que tout avait été enlevé de l'établissement. Ce tag grotesque ne salira plus ton nom.
-Oui, tiens, comment m'a-t-il appelé déjà ? Le « serial tickler », c'est bien ça ?
-C'est ça.
-Je sais pas qui est le petit génie qui a trouvé ce pseudonyme, mais je regretterais presque de ne jamais le rencontrer. Enfin quelqu'un qui a pris mon travail au sérieux, et qui m'a trouvé un nom de scène.
-Je ne pense pas que c'était nécessaire cela dit, j'aurais préféré que les flics continuent de penser qu'il s'agit d'une vaste blague.
-Ah vraiment ? Tu penses donc qu'il s'agit de la police ?
-J'en suis intimement convaincu.
-Je ne sais pas trop en ce qui me concerne, cela me paraît envisageable, mais je ne serais pas aussi sûr que toi. Est-ce que la police aurait vraiment utilisé ce genre de moyen qui met en danger des adolescentes ? Et puis, on en aurait entendu parlé d'une façon ou d'une autre, non ?
-C'est vrai.
-Du coup, j'imagine plutôt que c'est un ami de quelques victimes qui ont voulu faire une farce.
-En parlant de victime, j'ai un petit cadeau pour toi.
-Ah, vraiment ?
-Oui, une femme charmante, je vais la chercher, ne bouge pas.
-Très bien Nikola, j'attends. »

Sur ces mots, Nikola se leva de table alors que le vieil homme finissait sa coupe de champagne. Il vit alors revenir le jeune homme accompagné d'une jeune femme brune magnifique, d'environ 1m80, les yeux bleus, un sourire ravageur, mince, dotée d'une poitrine et de fesses superbes. Elle était habillée d'un haut très décolleté, d'une mini-jupe au ras des fesses, mais aussi de talons noir en cuir avec de multiples lanières haut laissant entrevoir les orteils, mais aussi différentes parties de ses pieds. Ses orteils avaient bénéficiés d'une french pédicure dans la journée, cela se voyait, et un vernis transparent donnait à ses ongles un côté brillant attirant tout de suite l'oeil. À se tenue et sa façon de marcher, on pouvait deviner sans trop de mal que la jeune femme était habituée à charmer les hommes. Malgré sa jeunesse, elle ne semblait pas dérangée par le fait que c'était un homme d'un âge avancé qui la regardait de la tête aux pieds. Nikola la présenta alors fièrement :
« -Je te présente Véronica, elle a 22 ans, c'est une jeune femme que j'ai rencontré dans un bar de nuit, son numéro sur la barre était juste éblouissant. Je me suis dit qu'elle aurait pu participer à la fête pour la rendre encore meilleure.
-J'avoue que c'est très tentant, cela faisait un certain temps que je ne m'étais pas offert ce plaisir, merci beaucoup – Il regarda alors la jeune femme avec un grand sourire - Excusez-moi mademoiselle, puis-je vous appeler Véronica ?
-Oui monsieur – répondit-elle timidement.
-J'ai une première question si vous le permettez, combien vous a-t-on payé pour ce soir ?
-Oh votre fils a été très généreux monsieur, il m'a donné d'avance 2 500 €.
-Ah, je vois. -Il prit alors un air très professionnel, mais aussi chaleureux - c'est bien Nikola, tu as fixé un bon prix de base. Cela vous dirait d'empocher le double après service rendu ?
-Avec grand plaisir monsieur.
-Vous en garderez pour vous j'espère bien, ne donnez pas tout à votre salaupard de patron.
Les trois rièrent de bon cœur, avant que le vieil homme ne reprenne :
-Mon fils vous a-t-il expliqué ce que j'aimais ?
-Non monsieur, il m'a juste dit que ça serait assez spécial.
-Tout à fait, vous vous y connaissez un peu en fétichisme des pieds mademoiselle ?
La jeune femme eut l'air un peu surprise mais était très souriante malgré tout :
-Oui, j'ai déjà eu des clients qui aimaient ça.
-Et, avez-vous été dérangée par ce genre de pratiques ?
-Pas du tout monsieur.
-Je vois... Hmmm, que vous a-t-on fait en rappport exactement ?
-Généralement, les clients fétichistes que j'ai eu... - Réfléchit avant de préciser - il n'y en a eu que deux ou trois... Mais ils me léchaient les pieds... Et me demandaient de faire d'autres choses plus... Intimes.
-Excellent ! - dit le vieil homme, très satisfait de cette réponse - vous avez donc un peu d'expérience, c'est parfait. Eh bien je vous demanderai un peu la même chose, mais il y aura un petit quelque chose en plus.
-Sans problème monsieur, j'accepte de faire ce que vous voulez tant que vous y mettez le prix.
-Brave petite. Nikola, pourrais-tu faire la vaisselle cette fois-ci pendant qu'avec Véronica nous nous occupons de nos affaires ?
-Pas de problème papa. À ce propos, tu n'es toujours pas enclin à engager un majordome ou une aide-ménagère pour ce genre de choses ? Après tout, tu as déjà des gens qui passent pour faire le ménage, les carreaux etc...
-Non, tu sais que je ne veux pas ça. Je ne veux pas être complètement assisté. Fais juste tourner le lave-vaisselle. À moins que pour une fois tu souhaites essayer les plaisirs du fétichisme avec cette jeune femme quand j'en aurais fini ? Ou d'autres choses plus « normales » ?
-Non, tu sais que ce n'est pas mon truc le fétichisme, et pour le reste je ne tiens pas à tromper ma copine.
-Comme tu veux – répondit-il en se levant - mais tu loupes quelque chose. Suivez-moi Véronica.
-D'accord – acquiesça très poliment la jeune fille – Bonne soirée monsieur Nikola.
-Bonne soirée à vous aussi mademoiselle, amusez-vous bien tous les deux.
-Merci encore pour ce cadeau Nikola – Dit quand même le père tout en avançant vers la porte, suivi de Véronica.
-Je t'en prie papa – conclut-il en commençant à ramasser les assiettes et les couverts. »

Tout en avançant dans un grand couloir, marchant sur un tapis rouge magnifique, les murs tapissés de blancs avec d'autres peintures, mais aussi des armures médiévales, montrant le collectionneur qu'est le vieil homme, Véronica demanda :
« -Excusez-moi monsieur...
-Appelez-moi William – rétorqua-t-il très gentiment
-Quelle est cette fameuse pratique que vous voudriez me faire essayer ?
-Vous verrez Véronica. Au fait, acceptez-vous d'être attachée ?
-Bien sûr monsieur, tant que vous ne me faites pas de mal, je n'ai aucune raison de refuser.
-Malheureusement, vous ne sauriez pas si je vous veux du mal avant de ne rien pouvoir faire pour y échapper... - répondit-il un peu plus froidement, provoquant un petit silence trahit par les bruits de pas, en particulier ceux des talons de la jeune femme. Ils arrivèrent devant une porte au fond du couloir, William sortit une clé et la dévérouilla. Ils entrèrent, dans cette pièce est placée un grand lit, mais aussi différentes étagères sur les murs, de grandes armoires, et également une caméra sur un trépied, située devant le lit, et prête à l'emploi. Une fois entrés, William continua – Mais rassurez-vous, ce n'est pas mon but, aucun mal ne vous sera fait. Je vais juste vous demander des choses que vous pourrez trouvez étrange, mais qui ne vous feront aucun mal. D'ailleurs, acceptez-vous que je filme avec mon matériel ce que nous ferons ? C'est juste pour garder un souvenir, je ne compte pas partager ce moment sur Internet.
-Dans ce cas, sans aucun problème William, si vous le conservez pour votre usage personnel, je n'y vois aucun inconvénient.
-Merveilleux. Vous êtes une perle rare Véronica. Maintenant, regardez... »

William ouvrit une grande armoire dans laquelle étaient placées des centaines de paires de chaussures. C'était tout un dressing réservé à des chaussures féminines, toutes entièrement neuves, il y avait aussi des centaines de chaussettes, collants et bas différents, de toutes les couleurs et toutes les matières. Véronica resta bouche bée devant ce spectacle, et ne put que dire :
-Wouah... Ces chaussures appartiennent à votre femme ?
-Malheureusement, je suis célibataire depuis toujours. Non, ces chaussures sont réservées aux femmes telles que vous. Quelle est votre pointure ?
-36 monsieur.
-Oh, petits pieds – répondit-il dans un petit sourire - regardez donc dans l'étagère D, à votre droite, c'est votre pointure. Vous portez de très jolis talons, mais j'aimerais à présent que vous en choisissiez deux paires différentes, et que vous les preniez avec vous. Ensuite, je vous demanderais de vous allonger sur le lit, sur le ventre, en Y, c'est à dire les bras écartés et les chevilles ensembles, d'accord ?
-Avec plaisir monsieur William – Répondit-elle dans un clin d'oeil provocateur, pour exciter davantage le vieil homme.
-Oula, je crois que je vais m'asseoir un peu, mon vieux cœur ne supporte plus ce genre d'excitation... »

Cette phrase fit rire la jeune femme qui s'affaira à choisir deux jolies paires de chaussures. Il y avait de tout : Des escarpins à talons de tailles et de couleurs différentes, des tong avec et sans talon, des ballerines dans le même cas, des sandales, des tropéziennes, des spartiates, des talons haut de toutes sortes, des mules, même des chaussons. Elle n'avait jamais vu autant de chaussures différentes dans un seul endroit et hésitait beaucoup. Elle choisit une paire de mules blanches à talons, et une paire de chaussons roses, les deux n'avaient rien pour tenir le talon. Elle se retourna, William la regardait de bas en haut avec un certain plaisir non dissimulé. Quand il vit ce qu'elle avait choisit, il dit :
« -Très bons choix, très différentes l'une de l'autre, mais avec la particularité de ne rien avoir pour tenir au talon.
-Comme ça, elles s'enlèvent plus vite – répondit-elle en souriant, ce qui eu un effet très remarquable sur William, qui eu un air un peu gêné malgré tout. »

Elle s'allongea sur le lit en Y sur le ventre, comme l'avait demandé le vieil homme. Il se leva alors et commença à prendre des lanières sur chaque bord du lit, il tendit les bras de Véronica au maximum pour lui attacher, elle ne pouvait plus les plier sans avancer. William fit le tour et tira deux autre lanières, pour attacher les chevilles ensemble cette fois. Une fois bien attachée, la jeune femme ne pouvait plus du tout tirer sur ses membres, elle était prisonnière du vieil homme. Il lui demanda gentiment :
« -Est-ce que c'est assez confortable ?
-Ce lit est incroyablement moelleux, je risquerais même de m'endormir.
-J'adore votre air arrogant Véronica. Mais je vous rassure, vous ne risquez pas de vous endormir. Et je vous ferais sûrement changer de position à certains moments. Je vais à présent vous enlever ces jolis talons hauts... »

Pendant ce temps, Nikola lance le lave-vaiselle, puis va s'asseoir dans le canapé du salon avec sa coupe et la bouteille de champagne. Il allume la télévision, et regarde un film d'action, il tombe dans les dernières scènes de celui-ci, et dit :
« -Encore une redif... Non mais franchement, quand est-ce que ces foutues chaînes de télé vont passer des choses intéressantes ?»
Tout en disant cela, il prend une télécommande et appuie sur le bouton rouge, un volet déroulant s'ouvre alors à côté de l'écran plat, et un autre écran, de taille moindre, apparaît, et s'allume automatiquement, on voit à l'image ce que montre la caméra de la chambre, c'est à dire William en train de commencer à chatouiller les pieds de Véronica avec des doigts. Le rire de la jeune femme se fait immédiatement entendre, le son étant réglé assez fort, cela s'entend distinctement dans toute cette grande salle à manger, Nikola se sert alors de la télécommande pour baisser le son de manière assez conséquente, et prend une autre télécommande pour zapper sur le grand écran en disant :
« -Oula, moins fort ! Soit elle est très chatouilleuse, soit elle en rajoute, soit il n'a vraiment pas perdu la main. »

Chez Coralie, les deux jeunes filles parlent de tout et de rien, rient un peu, l'ambiance semble être redevenue sympathique, elles se font découvrir des artistes musicaux, elles ne se doutent pas que la personne responsable de leur enlèvement est en fait à moins d'une heure de route de là. Tout en discutant, Chloé profite d'un moment d'inattention pour chatouiller les petits pieds de son amie qui, surprise, enlève son pied et sursaute dans un petit gloussement. Elle regarde d'abord Chloé qui semble s'amuser de la situation, avant de lui dire :
« -Attends un peu toi. Par contre attention, on essaie de ne pas faire de bruit. »

Tout en disant cela, elle attrape un des pieds à son amie et la chatouille à son tour, elle parvient à tenir sa cheville quelques secondes sans qu'elle puisse en réchapper, elle met alors ses mains sur sa bouche pour s'empêcher de rire trop fort.


Mardi 24 avril




À 3h du matin, toujours en regardant des films, Nikola jette un œil sur l'écran de la chambre, Véronica est maintenent en hogtie, le visage et les plantes de pieds face à la caméra, William en train de la chatouiller avec deux brosses à poils durs, le visage de la jeune femme est rouge, sa bouche grande ouverte, incapable de résister à ces grattements intempestifs sous ses petits pieds, on voit maintenant plein d'instruments placés à côté d'elle, mais aussi une des chaussures des paires qu'elle avait pris, montrant que le vieil homme s'était déjà amusé à lui mettre et à lui enlever. Il voit d'un coup les tortures s'arrêter. Curieux, il monte le son et regarde attentivement. Il voit alors William la détacher en disant :
« -Merci beaucoup mademoiselle encore une fois, maintenant, il ne reste plus qu'une chose pour finir en beauté... »
Sans le laisser continuer, Nikola éteint l'écran, le volet déroulant de refermant lui aussi automatiquement, et se concentre sur l'autre télévision en disant :
« -Non non, il est hors de question que je regarde ce vieux fou s'astiquer sur les pieds de cette jeune femme... - Il prend alors un air de dégoût – Brrrr, horribles images ! »

Quelques minutes plus tard, les deux reviennent tranquillement dans le salon, la jeune femme est épuisée, mais souriante, elle porte encore les chaussons roses proposés par William. Ce dernier lui tient aimablement le bras, elle s'écroula dans un des fauteuil et, après avoir ôté ses chaussons, se recroquevilla, une couverture sur le corps. Le vieil homme s'installa dans l'autre fauteuil, Nikola ne prêta guère attention. Tout en regardant son film, demande quand même, d'abord à son père :
« -Alors ? C'était sympa ?
-Tu m'as dégôté une perle rare Nikola, elle est exceptionnelle. D'ailleurs, elle a envie de recommencer, pas vrai ?
Nikola se tourne alors vers Véronica, intrigué :
« -C'est vrai, vous avez aimé ?
-Eh bien – Répondit-elle d'une voix fatiguée, en sueur après ce qu'elle avait subi – Oui, c'était assez bizarre au début, mais j'ai beaucoup aimé au final.
-ça alors, c'est plutôt rare ça – Il s'allonge alors tranquillement sur le canapé après avoir ôté ses chaussures – Je ne comprendrais jamais ce genre de conneries... Vous restez dormir Véronica ? Il y a de la place si vous le souhaitez.
-J'avoue qu'un bon lit ne serait pas de refus. Une douche serait également possible s'il vous plaît ?
-Bien sûr, même un vrai bain moussant si vous préférez. Je vous montrerai la salle de bain, mais après mon film si ça ne vous dérange pas ?
-Pas du tout monsieur.
-Appelez-moi Nikola.
-Par contre – précise William – Veuillez excusez notre méfiance, mais la porte de votre chambre sera fermée à clé, c'est juste une mesure de sécurité après quelques vols qui ont eu lieu avec d'anciennes femmes dans votre style – Elle ne répondit pas. Après quelques secondes, le vieil homme se leva et dit – Bon, je vais me doucher moi aussi, et aller me coucher. Bonne nuit Nikola, et ce fut un plaisir Véronica, mon fils vous donnera vos 5000€ demain matin, au moment de vous ramenez.
-C'était très agréable monsieur William, et merci encore pour cet argent.
-Bonne nuit papa, à demain. »

William quitta la pièce et laissa les deux jeunes gens tranquillement installés dans la salle à manger. Il prit une douche, à la suite de quoi, il retourna dans la chambre où il avait chatouillé la jeune femme, et rangea consciencieusement chaque intrument et lien, il referma le dressing de chaussures, ne laissant que les talons avec lesquels était arrivée Véronica devant la porte. Il refit rapidement le lit. Enfin, il prit sa caméra, et reprit le couloir jusqu'à arriver dans sa chambre et bureau. Décoré de façon très simple, avec un plancher magnifique, des plaintes en bois, une décoration sur les murs de la même matière montant à peu près à un mètre de haut, le reste étant peint en blanc, noir et rouge foncé. Avec une bibliothèque assez importante, remplissant un pan de mur d'une dizaine de mètres de longueur, et 2 mètres de hauteur, portant le tout à 3 mètres. Son bureau se compose d'un ordinateur fixe dernier cri, ainsi que d'un ordinateur portable tout aussi sophistiqué, montrant qu'il sait se servir des nouvelles technologies. Il allume d'ailleurs son poste fixe, et transfert la vidéo de chatouilles dessus. Il se munit ensuite d'un DVD vierge, l'insert dans le lecteur, et grave le fichier vidéo, d'une durée d'environ 4h30 dessus. Ensuite, il ressort le DVD, et va replacer la caméra sur son trépied, avant de ressortir de la chambre, en prenant soin de la refermer à clé. Il retourne dans sa pièce personnelle, et prend le DVD gravé, il écrit dessus : « Victime n° 5187 : Véronica, 22 ans ». Il regarda le DVD avec un air froid, profond, comme un trophée, une relique qu'il viendrait de déterrer et qu'il examinerait avec beaucoup de précautions.

Pendant ce temps, Véronica discutait avec Nikola :
« -Puis-je vous poser une question ?
-Bien sûr – répondit-il, les yeux rivés sur l'écran.
-En fait, c'est la première fois que des clients me traitent avec autant d'égard. Bien sûr, vous me payez et d'ici demain on ne se reverra plus pendant un certain temps, et j'ai bien compris n'être qu'une source d'amusements pour votre père fétichiste des pieds, mais vous m'avez quand même offert un repas copieux avant, et vous êtes tous les deux très doux avec moi.
-Je ne comprends pas.
-Eh bien, vous recevez toutes femmes qui ont pu venir ici avec autant d'attentions ?
-Tout à fait. Mais ce que vous appelez des « attentions », pour nous il s'agit juste de l'hospitalité normale. Ce n'est pas parce qu'on vous paye que l'on vous considère comme un objet. Il n'y a que mon père qui fait appel aux services de femmes comme vous, mais quoi qu'il en soit, vous êtes notre invitée, et on n'a strictement aucun intérêt à vous maltraiter ou à vous laisser dans la rue après que mon père vous ait chatouillé les pieds.
-Je vois... - La jeune femme hésita avant de poser sa prochaine question, à moitié déconcentrée par les bruits de la télé, et la fatigue qui la gagnait – Et vous au fait ? J'ai l'impression que vous ne partagez pas sa passion pour les pieds.
-Non. Ça n'a jamais été mon truc.
-Et ça ne vous fait pas bizarre que votre père soit comme ça ?
-Vous savez, j'ai 20 ans, sans être totalement mature, je suis à même de comprendre ce genre de choses.
-Et ça ne vous a jamais tenté ?
-Les chatouilles, pas vraiment. Je taquine des copines, ça s'arrête là, j'ai déjà massé les pieds d'amies à moi. Et je sais apprécier des jolis pieds, ce qu'a fait mon père à la fin de vos... Petites affaires, je l'ai déjà fait, mais c'est loin d'être mon grand fantasme. Léchez ou renifler des pieds en revanche, ça ne me dit pas du tout.
-Et est-ce que...
-Excusez-moi – coupa poliment Nikola – Mais j'essaie de suivre ce film, je peine un peu à tout comprendre.
-Ah oui, bien sûr, excusez-moi... - Elle tourna sa tête vers l'écran et regarda en silence.
-Ce n'est rien... - Il la regarda, elle semblait toute gênée de l'avoir empêché de suivre, il se ravisa alors – Désolé, je suis fatigué, j'ai été un peu brutal avec vous là. »

Il remarqua qu'un de ses pieds posé sur le bord du fauteuil dépassait un peu et était à sa portée, il tendit le bras pour glisser quelques chatouilles avec les doigts, elle sursauta dans un gloussement et le regarda, surprise, il lui lança un sourire charmeur, elle répondit en souriant également, et ils recommencèrent à regarder la télévision comme si de rien était, jusqu'à la fin du film, aucun autre mot ne fut prononcé. C'est vers 4h du matin que le film se termina, il accompagna Véronica pour lui montrer la salle de bain et sa chambre, il attendit qu'elle aille se coucher pour fermer sa porte à clé, et fit de même. Le silence s'installa dans la grande propriété de William, après avoir été animée pendant des heures par des rires incessants.

Il est 8h du matin, nous sommes dans l'appartement de Matthieu, celui-ci se prépare pour partir au travail, au moment de partir, il reçoit un appel :
« -Allô, agent Rousseau ?
-C'est bien moi. Qui est-ce ?
-Agent Marc Danton, de la scientifique. Je vous appelais à propos de la maison que vous nous aviez demandé de fouiller.
-Oui ?
-Votre suspect n'est pas si pro que ça, elle avait en fait laissé une belle empreinte digitale sur le rebord de la fenêtre. Nous n'avons rien trouvé en ce qui concerne ces empreintes sur le territoire. En revanche, en recherchant sur une base plus large, à savoir la base de donnée d'interpol, nous avons eu une correspondance avec une femme du nom de Pénélope Bradfield.
-C'est vrai ?! -Demanda-t-il plein d'espoir
-Non, c'est une blague, vous ne la connaissiez pas ? C'est l'histoire d'un rat de labo qui appelle son collègue inspecteur et qui lui dit...
-Oui bon ok ! Désolé, c'est le matin. Ok, Et si elle n'est pas d'ici, d'où vient-elle ?
-Avec un nom pareil ? Sûrement d'Italie.
-... - Le silence de Matthieu trahissait son exaspération
-Non, c'est de l'ironie.
-Un peu de sérieux s'il vous plait !
-Elle débarque tout droit d'Angleterre. Et elle a déjà été incarcérée là-bas, simplement faute de preuves elle fut relâchée assez vite. Il faut croire qu'elle préfère trouver des employeurs à l'extérieur de son pays.
-D'accord, merci beaucoup pour ces infos, je vais faire le nécessaire.
-Je t'en prie Matthieu. »

Sur ces mots, le jeune homme se précipita jusqu'au commissariat, et vint voit le commissaire, toujours assisté d'Abygaëlle :
« -Commissaire ! On a du nouveau concernant le meurtre de Marc Hardy !
-Ah vraiment ? - Répondit-il en levant la tête vers son interlocuteur, l'air satisfait su travail, accompli.
-Oui, la meutrière s'appellerait Pénélope Bradfield, une anglaise. Il faut absolument voir si des gens l'ont vu traîné dans le coin, mais aussi peut-être contacter les compagnies aériennes pour voir si elle n'est pas repartie.
-D'accord d'accord. Allez-y, vous êtes inspecteur en chef sur cette affaire, les gens sont au courant, formez des équipes pour suivre toutes les pistes.
Après un petit temps pour réaliser ce que venait de lui dire Daniel, Matthieu dit en sortant :
-Bien commissaire ! »

Daniel et Abygaëlle le regardèrent partir à toute vitesse. Matthieu donna la mission de montrer le portrait robot au voisinage de Marc Hardy à deux agents, alors qu'il se chargea, avec Danaëlle, d'aller dans les aéroports de la région.

Coralie et Chloé se lèvent en fin de matinée, la maison est vide, les parents de Coralie étant partis travailler. C'est Chloé qui réveille son amie :
« -Hé, réveille-toi Coco – souffle Chloée dans l'oreille de l'adolescente, qui se réveille doucement
-Ne m'appelle pas Coco – répond-elle d'une voix fatiguée. »
Elle s'assoit alors sur les jambes de Coralie, toujours recouvertes de la couette, et la tire pour révéler ses petits pieds nus, et commence directement à les chatouiller avec ses doigts. Coralie réagit immédiatement en essayant de tirer ses pieds à elle sans succès, et rit à gorge déployée :
« -Ahahahah ! Noooon ! Ça chatouiiillle ! »

Au bout de quelques minutes, Chloé arrête, Coralie enlève ses jambes et dit :
« -Dés le matin c'est plutôt brutal.
-Tu ne m'as pas laissé le choix... Bon, on fait quoi pour Hugo alors ?
-J'ai cogité un peu avant de m'endormir, et je pense que le mieux serait de venir chez lui, et de s'arranger pour trouver un moment pour voir si on trouve pas un truc suspect. Genre sur son ordinateur.
-Ah carrément ?
-Ouais.
-Mais, tu ne l'as pas envoyé bouler il y a quelques temps ?
-Si... - Elle regarde alors ses pieds avant de continuer – Mais j'ai un plan qui devrait marcher à la perfection avec lui. »

Ils aiment : CorvoAttano , MaxMod , Izuku_tickling