Histoire : The serial tickler (Épisode 18)

Vous utilisez un bloqueur de publicités

Ce site diffuse uniquement des publicités non-intrusives et sont vitales pour son développement.
The Serial Tickler - Chapitre 18

18.



11h du matin, Véronica se réveille dans le grand lit que lui ont proposé Nikola et William. Elle est seule dans cette grande chambre d'environ 30m². Elle s'étire, trainasse. Et ne se décide jamais vraiment à se lever, sachant très bien qu'elle est fermée à clé. En face d'elle se dresse un grand écran plat accroché au mur, similaire à celui du salon. Un dressing rempli tout un pan de mur, les fenêtres donnent sur un quartier agréable, dont les rues sont pavées. Des gens s'y promènent, font leurs courses du matin, plusieurs commerçants sont installés tout le long, des boulangers, des bouchers, charcutiers, coiffeurs, restaurateurs, stylistes. On trouve un peu de tout, y compris un vendeur d'objets d'art, un paysagiste, une poste. Bref, tout est à quelques pas de la grande demeure de William et Nikola.
Le blanc prédomine dans la chambre, comme dans le reste de la maison. Est-ce un manque d'idées de la part de ses locataires ? Ou juste l'envie de rester le plus simple possible, avec cette neutralité trahie par les peintures et autres objets d'arts qui ornent chaque couloir et pièce de la maison ? Toutes les hypothèses sont possibles, entre Nikola qui ne laisse jamais rien transparaître, et William qui au contraire est un riche fantaisiste et extraverti. Véronica regarde tout cela d'un air assez inquiet, après l'euphorie de la veille passée, elle se demande si ces gentlemen sont aussi aimables qu'ils semblent l'être. Peut-être qu'ils lui réservent encore quelque chose pour ce matin. Après tout elle est enfermée, ils pourraient tout à fait lui avoir préparé d'autres surprises. Cette idée paraissait gagner en crédibilité lorsque la jeune femme pensait à l'argent qu'elle avait déjà touché et au reste de la somme qui lui était encore promis. La raison avancée par les deux hommes était que le risque qu'elle tente de voler des choses alors qu'une belle somme l'attendait encore, et que celle-ci était légal, était très faible, voire quasiment nul. Cependant, cette générosité semblait trop belle pour être vraie. Surtout compte tenu du fait qu'elle avait apprécié les chatouilles que lui avait fait subir William, ils auraient pu se contenter de donner le minimum puisqu'elle avait passer un bon moment. Là encore, c'est la différence de comportement entre le père et le fils qui fait que tous les doutes étaient permis pour la jeune femme.
On frappa alors à la porte, elle sursauta sur le moment, et dit en poussant un peu la voix « Entrez ! », Après que le déverrouillage de la porte se fasse entendre, elle s'entrouvrit. Véronica ne vit alors qu'une main tendant ses deux chaussures oubliées dans le couloir la veille, et la voix douce de Nikola demandant poliment :
« -Vous aviez oublié ça, je peux entrer ?
-Euh, oui, bien sûr – répondit-elle timidement. »
Nikola, habillé en peignoir noir et en pantoufles, ouvrit alors complètement la porte, et trouva Véronica assise sur son lit, en sous-vêtements, un soutien-gorge et une petite culotte en dentelles. Lorsqu'il vit cela, il la regarda en souriant :
« -Généralement, quand une femme me dit d'entrer après que j'ai demandé, c'est parce qu'elle a pu s'habiller.
-Ah, oui, excusez-moi. Généralement les clients ne tiennent pas à me voir trop habillée.
-Ah je comprends – répond-il en riant de bon cœur – Ahahah, effectivement, c'est étrange de se dire qu'on peut avoir ce genre d'habitude – Il garde son sourire charmeur et s'approche en tendant les chaussures oubliées - Tenez, vos talons hauts. Vous sont-ils confortables ou en voulez-vous d'autres ? Vous avez remarqué que mon père disposait d'une collection assez importante. Eh bien, vous pouvez repartir avec la paire qu'il vous plaira si vous le souhaitez.
-Vraiment ? - Elle récupéra les talons de la main de Nikola et les posa par terre – Merci beaucoup. Ceux-ci me vont bien, mais si jamais votre père tient à me revoir, je m'en souviendrais.
-Vous savez, c'est si peu de choses... je peux m'asseoir ?
-Bien sûr monsieur, vous êtes chez vous après tout.
-Merci – Il s'assoit à côté d'elle et la regarde dans les yeux en lui parlant – Et appelez-moi Nikola. Je sais que c'est mon père qui a été le plus intime avec vous mais nous pouvons discuter normalement. - Il lui prend aimablement la main, elle est souriante mais un peu intimidée par le regard assuré du jeune homme – Sinon, pour en revenir à ce que nous disions, j'aimerais vraiment pouvoir vous donner plus qu'un peu d'argent et des chaussures. Vous m'êtes très sympathique, j'aimerais beaucoup vous extirper de votre condition.
-Vraiment ?
-Oui, vous n'êtes pas vulgaire comme la plupart des femmes pratiquant votre métier que j'ai pu côtoyer – Il se rattrape alors, un peu gêné – Oh ce n'est pas que j'en ai côtoyé tant que ça cela dit. Mais beaucoup ont un langage très cru. Ça plaît à la plupart des clients, mais elles ne s'adaptent pas forcément à ce petit pourcentage de gens qui aiment avoir des rapports humains avant d'avoir d'autres types de rapports, vous voyez ?
-Oui, tout à fait.
-Oui ? - Il lui caresse alors la main avec ses doigts, tout en continuant de la regarder – Vous, vous n'avez pas ce problème, vous avez été respectueuse des lieux, des personnes avec vous, et nous apprécions beaucoup cela. Surtout moi en fait. Mon père en fait moins un cas de conscience, vous avez pu vous apercevoir qu'il est assez original dans son genre.
-Vous me flattez Nikola.
-Vous voyez ? Je ne sais pas si c'est pour imager ma phrase que vous venez de dire cela, mais c'est exactement ce que je voulais dire. Bref, ne changez rien.
-Merci Nikola, je ferai de mon mieux.
-Vous savez, nous avons tendance à engager des gens pour certaines choses, un service. Mais je ne vous le proposerai pas, vous me semblez beaucoup trop honnête pour ce genre de basse besogne. Cependant, sachez que je garde votre nom et votre visage bien en tête, et que je penserais à vous au besoin.
-Si vous cherchez quelqu'un, je peux faire femme de ménage par exemple, ça serait avec plaisir. Ou un autre travail dans le genre.
-Non, nous avons ce qu'il faut. Enfin bref, je garde votre profil en mémoire pour une prochaine fois Véronica. Cela vous dirait de prendre un déjeuner ? Ensuite vous pourrez prendre une douche, ou un bain, je vous ramènerai, et je vous donnerai l'argent.
-D'accord, merci beaucoup monsieur Nikola.
-Bien, habillez-vous quand même, vous prendriez froid. »
Il se lève et sort sans se retourner, Véronica suit son conseil, s'habillant avec ce qu'elle portait la veille, et le suit.
Il est 13h lorsque Nikola dépose Véronica en ville, devant un immeuble, il se gare à moitié, suffisamment pour laisser passer les voitures derrière lui, Véronica le regarde et dit :
« -Merci encore Nikola.
-Je vous en prie, c'est normal, je n'allais pas vous laisser repartir à pied tout de même – Il sort son porte-feuille et dit, en lui tendant une liasse de gros billets – Voici vos 5 000€, comme convenu, vous pouvez compter si vous le souhaitez.
-Merci beaucoup, cela va beaucoup m'aider – Elle compte rapidement mais, ayant confiance, ne vérifie que partiellement – N'hésitez pas à me recontacter.
-Ne vous en faites pas, je vous l'ai dit, je vous extirperai de votre situation un jour ou l'autre, ça me rend malade de voir que de jeunes femmes doivent se vendre ainsi... »
Un petit silence s'installe, Nikola rit avant d'ajouter :
« -Je sais que cela fait surfait de la part de quelqu'un qui a demandé vos services la veille, mais vraiment, si je ne le pensais pas, je vous donnerais juste la somme que vous demandez. Avec ces 7 500€, j'espère que vous pourrez vivre normalement au moins un temps. Allez, rentrez bien, et prenez soin de vous.
-Merci encore, à une prochaine fois Nikola. »
Après s'être faits la bise, Véronica descend de la voiture, on constate alors qu'elle porte de jolies spartiates neuves, plus confortables que ses talons hauts. Elle entre dans l'immeuble, Nikola repart une fois que la porte est fermée. Il rentre jusqu'à la propriété.
Coralie et Chloé attendent devant chez cette dernière, elles portent toutes les deux de petites spartiates également, marrons dans les deux cas, laissant bien voir leurs orteils. Leurs talons marchent sur les lanières derrière sensées les tenir, les sandales s'enlèvent ainsi très vite et se détachent en un mouvement. Il est environ 14h, la voiture d'Hugo arrive. Il a un grand sourire en voyant les deux amies l'attendant. Après lui avoir dit bonjour, Coralie monte devant, et Chloé derrière. Une fois repartis, l'adolescent entame la discussion, alors qu'un CD est inséré, la radio est en fond, à très bas volume :
« -Dis donc, c'est surprenant...
-C'est quoi cette radio ? - demande Chloé, amusée.
-Radio Culture – répond-il en regardant le rétroviseur du coin de l’œil pour la voir - j'aime bien moi, j'apprends des trucs.
-Ah ok.
-Donc, je disais, c'est surprenant que tu m'aies proposé comme ça qu'on se revoit. Ça m'a surpris, honnêtement. Je pensais qu'on était embrouillés, j'ai même hésité à accepter et... »
Alors qu'ils voulait continuer, Coralie enlève ses spartiates rapidement et met ses pieds nus en évidence sur le tableau de bord, et le regarde en souriant :
« -Je voulais m'excuser justement. »
Chloé enlève elle aussi ses spartiates et met ses petits pieds entre les sièges, juste derrière le levier de vitesse, Hugo est sidéré, il rougit, et se dit « Là, ça pue quand même... Cela dit, si je passe à coté d'une occasion pareille, je vais le regretter toute ma vie... ». Il reprend la discussion :
« -Je ne t'en veux pas tu sais.
-Oui mais quand même – continue la jeune fille rousse tout en gigotant ses orteils pour le plus grand plaisir d'Hugo qui a du mal à rester concentré sur la route – J'aimerais vraiment me faire pardonner. Ça ne te dérange pas que je me mette pieds nus j'imagine ?
-Non, non, au cont...
-Attention ! - s'exclame Chloé. »
Une voiture devant Hugo s'est arrêtée pour laisser passer un piéton. Le jeune homme pile brutalement. Chloé reprend alors le dialogue :
« -Fais gaffe quand même, va pas nous faire avoir un accident !
-Oui, désolé – Il regarde droit devant lui, commence à suer, très embarrassé par la situation. Il se reprend une fois que la circulation a repris – Comment ça se fait que tu saches pour mon fétichisme ?
-C'est Coralie qui me l'a dit.
-Oui, je m'en doute.
-Je n'ai aucun problème avec ça tu sais ? - Répond-elle en souriant et en agitant ses pieds à son tour – au contraire, ça me fait marrer.
-Ah ? Ben c'est cool, ça. »
La route se passe sans autre incident notable. Ils arrivent à la demeure d'Hugo. Une fois entrés, alors qu'il est en train d'enlever ses chaussures, Coralie demande :
« -On se déchausse à l'entrée ou dans ta chambre ?
-C'est un vrai rêve ma parole – échappe-t-il en la regardant, voyant que ça ne la gêne pas – Dans ma chambre si vous voulez, ça vous évitera de vous salir les pieds en marchant pieds nus. Ce n'est pas que le sol est sale mais bon.
-D'accord, on te suit – répond Coralie en souriant. »
Plus tôt dans la journée, Fabien est chez lui en train de potasser encore le dossier « X », il tombe alors sur une coupure de presse indiquant une femme morte dans une ville à plusieurs heures d'ici : Tirgo. « Pourquoi est-ce qu'on a mis cette coupure avec le reste... »
Il prend alors la coupure de presse, et part jusqu'à Tirgo. Il arrive aux environs de 15h. Il va jusqu'à un immeuble en plein centre ville, et sonne au nom « Girard », un homme âgé répond :
« -Oui ?
-Bonjour monsieur, je m'appelle Fabien Jung, je suis détective privé, et j'aimerais vous poser quelques questions si vous le voulez bien ?
-... Je vous ouvre.
-Merci, vous habitez à quel numéro ?
-numéro 53, 7è étage.
-Merci beaucoup. »
Fabien arrive à l'étage, la porte de l'appartement est déjà ouverte, avec un homme d'environ 80 ans pour l'accueillir, il a le visage fatigué par les années, une calvitie très avancée, pas de lunettes, habillé avec un pull et un pantalon, et des mocassins :
« -Bonjour monsieur l'inspecteur, que-puis-je pour vous ? - dit-il en tendant la main, moyennement content de voir un détective arriver chez lui.
-Bonjour monsieur Girard, j'aimerais vous poser quelques question à propos de votre fille.
-Laquelle ?
-Élise. Je ne savais pas que vous en aviez une autre.
-Vu comment chacune a fini, j'aurais mieux fait de ne pas en avoir. - répond-il froidement.
-Vraiment ? - Il secoue la tête comme pour se rattraper avant de dire d'un air désolé – Je veux dire que je sais pour la fin tragique d’Élise, mais je ne suis au courant de rien pour... Votre autre fille.
-Christine, c'est sa jumelle.
-Peut-être serait-il préférable d'en parler à l'intérieur, si vous me permettez ?
-Oui, entrez. »
L'appartement de monsieur Girard est assez grand, on devine que son prix doit être relativement élevé. Tout meublé en bois, une grande table, un buffet à vaisselle, des commodes, seuls les objets de la cuisine ne sont pas dans cette matière. L'appartement est également rempli de fleurs qui parfument très agréablement, et de photos de familles, notamment du vieux monsieur avec sa femme, celles de ses filles sont plus rares, n'allant pas plus loin que vers leurs 25 ans. Fabien remarque quelques unes de ces photos mais ne fait pas plus attention que cela. Monsieur Girard l'installe dans un canapé en cuir avant de lui proposer un café, ce qu'il accepte très poliment. Alors que le vieil homme va le chercher, Fabien regarde autour de lui, un chat roux s'approche alors, très docilement. Fabien le caresse gentiment, il parle alors assez fort :
« -Il est très mignon votre chat.
-Comment ? - Entend-on sortir de la cuisine.
-Je disais : Très mignon votre chat !
-Ah, oui ! Faites attention malgré tout, il a tendance à griffer quand il ne veut plus de caresses. C'est une sale bête quand il s'y met.
-Ah d'accord. »
Il retire alors brusquement la main, et la met hors de portée du chat, qui ne tarde pas à repartir faire ses affaires ailleurs. Après une petite minute, monsieur Girard revient avec deux tasses de café bien chaud. Il repart et revient ensuite avec le sucre et des petits gâteaux dans une boîte :
«-Servez-vous, ils sont là pour ça.
-Merci beaucoup monsieur Girard.
-Elvis.
-Elvis ? D'accord. - Il se sert en sucre et, après l'avoir goûté, trempe un biscuit dedans et le déguste tout en complimentant – Excellent votre café. C'est vous qui le faites ?
-Eh oui – répond-il en buvant dans sa tasse sans rien ajouter – en même temps, je n'ai pas le choix, je suis seul ici. Ma femme est décédée voilà maintenant 15 ans.
-Oh, excusez-moi monsieur, je ne savais pas.
-Vous ne pouviez pas savoir – Il boit à nouveau, et lance un regard quelque peu condescendant à Fabien – Cela dit, cela fait déjà deux fois que vous manquez de tact. Si vous ne voulez pas passer votre temps à vous excuser, faites attention avant de parler.
-Oui, vous avez raison – Il boit à nouveau en faisant de grand yeux, étant quelques peu refroidi par cette dernière réplique – Excusez mon indiscrétion, mais vous me parliez de votre fille, euh... Christine ?
-Oui.
-Que lui est-il arrivé ?
-Elle est en hôpital psychiatrique – dit-il très crûment.
-Je vois – Il boit encore, ses yeux semble encore plus grands ouverts qu'à la gorgée précédente, si ce fut possible, sa tasse se retrouve vide.
-Eh bien, vous les buvez vite, vous.
-Vous savez, dans le métier... - La gêne qu'il ressentit montrait qu'il mentait lorsqu'il disait cela, mais Elvis ne le remarqua pas spécialement.
-Elle est en hôpital psychiatrique depuis 24 ans.
-Tout de même ! Que lui est-il arrivé ?
-Sa sœur est morte. - répond-il toujours avec cette même brutalité.
-Ah... En effet – Malgré l'embarras grandissant au fur et à mesure, Fabien perdant ses moyens depuis le début de la discussion, il se rattrapa quand même – Mais il n'y a que ça, ou autre chose a influé ?
-Pensez-vous qu'il y ait besoin d'autre chose ? Elle y est entrée à 26 ans, 5 ans après la mort de sa sœur. J'avais 56 ans, et ma femme 59. Ma femme n'a pas supporté d'avoir une de ses filles morte et une autre à l'asile de fous, c'est pour cela qu'elle a mis fin à ses jours.
-Mon dieu – Répond-il, ému – Comment a-t-elle mis fin à ses jours ?
-Elle s'est défenestrée.
-Je vois. Et vous voyez votre fille de temps en temps ?
-Non... Je ne peux pas. Cela est trop douloureux. Elle n'est plus la même, sa raison l'a quitté.
-Je comprends monsieur... »
Un silence s'installa, Elvis baissait les yeux, et finit par verser quelques larmes, à renifler, il sortir un mouchoir de sa poche, et essuya ses yeux, avant de se moucher. Fabien n'osa rien dire, laissant la souffrance de ce pauvre homme s'exprimer. Il ne pouvait qu'imaginer sa douleur, veuf, et sans aucun contact avec ses enfants, l'une étant décédée, et l'autre internée dans un hôpital psychiatrique. Après quelques minutes, Elvis finit par dire :
« -Excusez-moi monsieur Jung, c'est juste que... C'est compliqué de vivre ainsi.
-Je comprends monsieur.
-Je rêve chaque nuit de ma femme, d’Élise, ou de Christine, ce sont les trois femmes de ma vie, et je les ai perdu... Que voulez-vous savoir exactement détective ?
-En fait... - Il prit le temps, redoutant d'en rajouter encore une couche, même si cela aurait été indépendant de sa volonté - J'aurais voulu savoir tout ce dont vous vous souveniez par rapport au jour de la mort de votre fille ?
-Eh bien, elle était avec sa sœur, nous n'avions pas trop de nouvelles, vous savez, elles avaient 21 ans, elles faisaient ce qu'elle voulaient de leurs journées.
-Je me doute monsieur Girard.
-Voilà, elles avaient chacune un petit appartement dans le même immeuble. Elles se retrouvaient tous les samedi matin pour un footing en forêt.
-En forêt dites-vous ?
-Oui, un chemin que nous empruntions tous ensembles quand elles étaient petites et que nous pouvions les suivre. Elles en avaient fait un parcours pour courir. C'était parfait : tranquille, loin de la circulation, plus palpitant que de courir autour d'un stade, moins onéreux qu'une salle de gymnastique...
-Je vois oui.
-C'était le printemps, la forêt revit en cette saison, c'est magnifique, si vous saviez.
-Je vous crois sur parole monsieur – Bien que les raisons du choix du lieu et sa prétendue beauté ne l'intéressait pas spécialement, Fabien écoutait avec attention Elvis, pour ne pas le froisser, et pour être sûr de ne louper aucun indice.
-Le soir, la police nous a appelé, ils avaient retrouvé Christine recroquevillée, sans bouger, tétanisée, à côté du corps sans vie de sa sœur. Elle n'avait aucune trace, aucune marque de violence, ni elle, ni Christine.
-Vraiment ? C'est curieux.
-Oui, après un examen, il s'est avéré qu'aucun abus sexuel n'avait eu lieu. Élise avait été intoxiquée.
-Intoxiquée ? - demande-t-il, intrigué.
-Oui, mais je ne crois pas qu'on ait su par quoi exactement.
-Qu'en ont conclu les enquêteurs ?
-C'est le plus étrange. Il a retrouvé un chiffon imbibé d'un liquide qui pouvait provoquer un coma, et éventuellement intoxiquer quelqu'un si cette personne était trop exposée. Il a donc déduit logiquement que c'était Christine qui avait fait le coup.
-ça alors, sa propre sœur l'aurait tué ?
-Non ! - le coupa-t-il d'un mouvement de la main – Je refuse de croire ça. Il n'y avait aucune raison ! En plus d'être sœurs, elles étaient extrêmement proches, c'étaient de vraies jumelles, très liées physiquement, mais aussi mentalement. La mort de d’Élise a été un tel choc pour Christine que je ne trouve pas logique de l'accuser. Elle a passé des heures à côté du cadavre de sa sœur avant qu'on les retrouve, vous imaginez vraiment qu'elle aurait fait ça si elle l'avait tué ?
-Non, en effet – répondit Fabien en prenant des notes – Il aurait été plus logique, dans tous les cas, de se débarrasser du corps, ou de foutre le camp.
-C'est ce que j'ai dit à ce saligot d'enquêteur ! Mais alors qu'il semblait très motivé au début pour dénouer cette affaire, il ne cherchait même plus à explorer une nouvelle piste à partir du moment où il avait établi la culpabilité de Christine. Même si mes arguments semblaient le toucher, il restait là à dire « Nous avons trouvé ce chiffon avec les empreintes digitales de votre fille dans sa propre poche, l'affaire est close ».
-En effet, c'est étrange... - Après quelques secondes à noter – Il a sûrement conclu qu'un autre meurtrier n'avait aucun intérêt à laisser le corps sans vie de sa victime à portée de la police... Cela ressemble à une impasse. Vous souvenez-vous du nom de cet enquêteur ?
-Non... Il a dû me le donner sur le coup, mais j'étais tellement chamboulé que je ne m'en rappelle pas... - Pour la première fois, une sorte de gêne se lisait sur le visage du vieil homme, alors que Fabien regagnait tout son professionnalisme.
-Ce n'est pas grave. Savez-vous si il est possible de rendre une visite à votre fille ?
-Aux dernière nouvelles, oui. Elle a fait 5 ans en prison, et quelque chose l'a fait dégénéré, alors que je pensais qu'elle avait affronté le plus dur. Ils l'ont placé en asile psychiatrique. Je n'y suis jamais allé, c'est trop dur de l'imaginer comme ça... - Il essuya à nouveau ses yeux avec un mouchoir, l'émotion le submergeant petit à petit.
-écoutez monsieur – conclut-il en le regardant et en posant la main sur son genou - j'aurais juste une dernière question avant de vous laisser en paix : Pourriez-vous me dire dans quelle institution je peux la retrouver ?
-Oui, cela s'appelle l'institut St Jean, à une centaine de kilomètres d'ici si je me souviens bien. Excusez-moi.. - Il se mouche bruyamment.
-Je comprends tout à fait Elvis, je suis désolé de vous faire revivre cela.
-Vous savez, c'est le genre de chose, ça arrive aux autres, et on les plaint, ou on est indifférents, mais quand ça vous arrive, c'est comme un éléphant venant vous piétiner. Et je me suis fait piétiner 3 fois en moins de 20 ans. Cela arrive toujours de nulle part, et rien ne peut vous y préparer, ou vous en protéger. Voir toute votre famille vous quitter membre après membre, c'est entrer dans un deuil sans fin.
-Je vous promets de tout faire pour au moins retrouver qui a vraiment fait ça. Nous innocenterons votre fille.
-Merci beaucoup. J'espère que vous ne ferez pas comme cet enquêteur, ou l'autre empaffé là.
-Quelle autre ?
-Il y a quelques années... Un policier est venu pour les même motifs que vous, j'ai vraiment cru qu'il m'aiderait, mais il a disparu de la circulation peu après... J'ai été me renseigner au commissariat, il avait pris une retraite anticipée.
-Vraiment ? Comment s'appelait-il ?
-Attendez, que je me souvienne... Agent... Davidson, quelque chose comme ça.
-Je ne le connais pas. Et il est parti en retraite anticipée ?
-Je pense oui, il n'avait que la quarantaine, à tout casser.
-ça alors ! - s'exclama Fabien – Je ne sais pas quoi vous dire, je me renseignerai sur cet agent également. Mais je vous promets que je ne ferai pas la même chose. Voyez-vous, pour être tout à fait honnête, si j'ai quitté la police pour être dans le privé, c'est justement pour me consacrer à cette affaire.
-Le meurtre de ma fille ?
-En fait monsieur, ça serait trop long à expliquer, mais il est fort possible que le meurtre de votre fille soit un accident, mais provoqué par un vrai criminel qui généralement ne tue pas ses victimes.
-... - Elvis ne disait rien, il releva la tête, regardant l'agent avec espoir, ses yeux rougis après ses nombreux pleurs.
-... Et grâce à vous, je tiens enfin une piste. Je vais me mettre en route pour l'institution St Jean dés maintenant, le temps de voir l'itinéraire. J'espère pouvoir entrer en contact avec votre fille et que ça m'aidera à dénouer tout cela.
-Oui ! J'espère aussi monsieur Jung. - Il se releva et tendit la main à l'agent – ne perdez pas de temps, allez-y immédiatement. Et si vous avez besoin, ma porte vous est grande ouverte.
-Merci beaucoup monsieur Girard pour votre aide. »
Il se lève, ils se serrent la main, Elvis le raccompagne jusqu'à sa porte, et lui dit juste :
« -Tenez-moi au courant de l'avancée, et dites à ma fille que son père l'aime, même si il n'a pas réussi à se résoudre à venir la voir...
-Je n'y manquerai pas monsieur. Mais une fois que je l'aurai innocenté, j'espère que vous pourrez franchir le pas ! »
Il ne répondit rien, Fabien le regarda, et alla jusqu'à l'ascenseur. Il sortit de l'immeuble, et regarda le trajet à suivre sur son portable. Et se mit en route directement.
Pendant ce temps, dans le bureau du directeur, Matthieu est outré, il s'adresse à Daniel, seul à seul :
« -Il a démissionné ?!
-Oui, je pensais qu'il vous aurait prévenu.
-Non, il ne l'a pas fait. Il n'a même prévenu personne apparemment... - Matthieu réfléchissait, il comprenait que c'était sans doute lui qui avait emporté le dossier sur le Serial Tickler, et qu'il avait trouvé le parfait compromis pour ne pas risquer sa carrière tout en menant l'enquête.
-Nous le regretterons – Continuait Daniel sans prêter attention au regard pensif de Matthieu - C'était un agent très sympathique, enthousiaste. Mais bon, il est jeune, il a le temps de faire carrière dans un domaine tout autre... Sinon, du nouveau concernant l'affaire Hardy ?
-Oui monsieur – reprit-il, rattrapé immédiatement par l'affaire de sa carrière – J'ai téléphoné à la police londonienne pour les prévenir du retour de Pénélope Bradfield en Angleterre. Ils ont prévu une surveillance à son dernier domicile connu. D'après l'enquête que nous avons mené avec l'agent Grosjean, elle a pris un avion hier dans l'après-midi. Avec environ 5 heures de vol pour arriver à l'aéroport de Londres.
-Bien, tenez-moi informé dés que vous avez du nouveau.
-Très bien monsieur de commissaire. »
Il se retire et va jusqu'à son bureau. Danaëlle l'y attend, assise devant l'ordinateur :
« -Daniel est content de nous ?
-ça va, il attend la suite... »
Il reste debout, et se place derrière sa collègue, observant ce qu'elle fait à l'écran, il commence à déposer des baisers sur son cou, elle le laisse faire en souriant. Il rajoute ensuite :
« -… Fabien a démissionné.
-Ah bon ? - demande-t-elle surprise en tournant la tête vers lui – Pourquoi ça ?
-J'en sais rien. Apparemment, il a déposé sa démission et il s'est barré sans rien dire à personne.
-C'est bizarre. Je l'aimais bien... Bon enfin, j'espère qu'ils vont vite nous prévenir pour nous dire qu'ils tiennent Bradfield.
-J'espère aussi. »
Après un peu d'attente, les deux agents s'embrassèrent.
Retour en début d'après-midi, chez Hugo, alors que Coralie et Chloé sont avec lui dans sa chambre, ils parlant et rient le plus naturellement du monde. Alors que les deux filles sont adossées à des oreillers, Hugo a leurs jolis pieds nus sur les cuisses, et les caresse de ses deux mains, les masse, les chatouille un peu, provoquant toujours la surprise et un mouvement rapide pour retirer les pieds, avant de les remettre en position. L'adolescent est médusé d'avoir une chance pareille de laisser s'exprimer son fétichisme.
Chloé est celle qui se prend le plus au jeu entre les deux, plaisantant franchement avec Hugo. Coralie, bien que participant activement aux conversations, se montre au final plus réservée, et ne parvient pas à cacher une certaine nervosité, doublée d'une réflexion intense afin de trouver un moment pour écarter Hugo et pouvoir faire ce qu'elle a à faire. Cependant, sa réflexion est interrompue par une intervention salvatrice de son amie :
« -N'empêche, même si ça doit faire bizarre de se retrouver attachée face au Serial tickler, je serais assez curieuse de voir ce que ça fait de se faire chatouiller ainsi avec un ami. Parce qu'on en parle, comme quoi c'est terrible, mais ça doit pas être si terrible que ça. Ce ne sont que des chatouilles après tout – Elle agite ses pieds sur les cuisses d'Hugo.
-Tu sais Chloé, si vraiment ça te dit, on peut toujours essayer – Propose le jeune homme, sur le ton de la plaisanterie – Je t'attache et je te chatouille et tu verras bien, ahah...
-Pourquoi pas ? - Répond instantanément Chloé, sous le regard surpris de Coralie et de son interlocuteur.
-Euh, tu es sérieuse ? - Demande quand même Hugo.
-Ben ouais ! J'aimerais bien essayer, tu aurais ce qu'il faut pour m'attacher ?
-Je rêve – répond Hugo, presque désabusé – Franchement, si tu as envie, je veux bien le faire moi. Je vais voir ce que je peux trouver comme liens, je reviens. »
Il sort de sa chambre, laissant les deux adolescentes seules, Coralie se lève immédiatement et bouge la souris de l'ordinateur de Hugo, elle est soulagée lorsqu'elle voit que l'écran s'allume, elle en profite pour aller tout de suite dans ses documents. Pendant ce temps, Chloé surveille la porte. Coralie va voir ses banques d'images et de vidéos, c'est dans celle-ci qu'elle voit un sous-dossier nommé «Stan » Elle va voir au hasard, et voit aux miniatures des vidéos qu'il s'agit de filles attachées et pieds nus. Les titres ne sont pas spécialement évocateurs : Vidéo 1 - Lucie ; Vidéo 2 - Lena etc...
Elle lance une de ces vidéos, , après avoir pris soin de bien baisser le son, la vidéo est d'excellente qualité, en haute définition. On voit en gros plan deux talons compensés vu de dessous. Le reste de la salle est assez sombre. Bien qu'on ne la voit pas, on comprend qu'une femme est allongée attachée sur le dos. Il n'en faut pas plus pour que Coralie comprenne tout. Elle insère une clé usb dans l'ordinateur et copie une des vidéos rapidement, avant de parler à son amie :
« -Viens voir Chloé... - Dit-elle assez bas en gardant les yeux rivés vers l'écran.
-Je vois d'ici... Alors c'est lui tu penses ? - Demande-t-elle en regardant de loin, tout en surveillant le retour de Hugo.
-Je ne sais pas... »
Répond-elle, alors que sur la vidéo, on voit une paire de main déchausser la femme attachée sans rien dire, et celle-ci hurlant « à l'aide ! Qu'est-ce que vous me voulez ?! » :
« -Je ne sais pas si c'est l'oeuvre de Hugo ou de ce « Stan ».
-Il revient ! - s'écrie Chloé, avant de s'approcher des escaliers et de demander en criant – Hugo !?
-Oui ?! - Entend-on en bas en même temps qu'une porte se ferme.
-On peut mettre de la musique sur ton ordi ? Sur Internet.
-Allez-y ! - répond-il. »
Pendant ce temps, Coralie a quitté l'application vidéo, et cherche une musique sur Youtube. Son choix se porte sur « Papaoutai » de Stromae. Hugo arrive lorsque la musique se lance. Il porte dans ses bras 2 cordes :
« -ça devrait suffire – Annonce-t-il fièrement – Tu es toujours d'accord Chloé ?
-Bien sûr ! « 
Répond-elle en s'allongeant sur le lit, elle tend les bras et les jambes en croix. Hugo s'approche et lui rapproche les deux bras et les deux jambes :
« -C'est mieux comme ça vu que j'ai que deux cordes... »
Il s'affaire à attacher mes deux poignets ensemble puis aux barreaux du lit alors que la musique, en fond, a commencé. Il fait pareil avec les chevilles de Chloé qui se laisse faire en souriant, bien qu'un peu anxieuse à l'intérieur, elle s'amuse à gigoter les orteils pour attirer d'autant plus le jeune homme qui éprouve une gêne au niveau de l'entrejambe. Cela n'échappe pas à Coralie qui réfléchit en même temps, et l'observe bien. Une fois que les attaches sont bien serrées, Hugo se met au niveau des petits pieds nus ainsi offert, il se tourne vers Coralie, et dit :
« -Tu veux participer aux guilis Coralie ?
-Non, je préfère observer Chloé rire et se débattre pour que ça s'arrête. »
Elle répond cela en faisant un clin d'oeil, comme soudain habitée d'un sadisme enfantin. Cela réjouit Hugo qui est d'autant plus excité en voyant les pieds de Coralie sous sa chaise. Pris d'un certain élan de confiance grâce à ces événements récents, il ose demander :
« -Dites, vous avez le droit de dire non mais, j'aimerais beaucoup vous lécher les pieds à toutes les deux... »
Coralie, après un instant de réflexion, rapproche le siège à roulettes sur lequel elle était assise depuis tout à l'heure, et tend alors un de ses pieds devant le visage de Hugo, médusé, elle gigote les orteils, qu'il a en gros plan, sous le regard amusé de Chloé, et dit sobrement :
« -Fais-toi plaisir.
-... - Hugo reste bouché bée devant un spectacle pareil, il finit par dire – Vous savez que là vous êtes en train de réaliser un de mes rêves les plus fous ? 
-Au final, il ne s'agit jamais que de nous lécher les pieds - Répond-elle. »
Hugo est alors pris d'un doute, il ne le montre pas, mais il réfléchit intensément aux événements de ces dernières minutes, il commence alors à poser des questions :
« -Quand même, c'est étrange que tout à coup vous vous révéliez être aussi « ouvertes ».
-Que veux-tu dire ? - Demande Coralie.»
Elle rabaisse sa jambe, fatiguée, avant de reposer son pied sur les cuisses du jeune homme. Elle s'inquiète alors un peu, cela n'échappe pas à Chloé qui se met alors à mentir :
« -C'est surtout qu'on se rend compte que la plupart des gens vous relègue au rang de psychopathe comme si les fétichistes des pieds tuaient des gens par centaines. Alors que tout ce que tu veux, apparemment, c'est t'occuper de pieds de filles. On ne voit pas où est le mal. Chacun a ses préférences.
-D'accord – rétorque le jeune homme – Mais au delà de la compréhension, pourquoi vous acceptez ce genre de chose ?
-Parce qu'on est curieuse ? - répond la jeune fille attachée.
-Après, Hugo – Ajoute Coralie – Si cela te gêne, on peut arrêter là, c'est toi qui vois... »
Le jeune homme est tiraillé, persuadé qu'il y a autre chose, mais aussi dévoré par cette envie qu'il pourrait assouvir le jour même. Il finit par se dire à l'intérieur :
« De toute façon, j'ai passé ma vie à me poser trop de questions tout le temps. Je devrais peut-être juste profiter de ma chance. C'est pas en leur chatouillant et en leur léchant les pieds qu'elles pourront me faire quoi que ce soit. Je vais juste faire attention à ce qu'elles ne prennent pas de photos ou de vidéos. »

Il fait alors glisser ses doigts doucement sous les pieds de Chloé qui rit instantanément. À ce geste, Coralie comprend sa réponse, elle tend sa longue jambe et son pied nu sur le visage de l'adolescent, qui lèche alors sa plante de pied avec délectation.
La sensation pour Coralie est d'abord étrange : Quelque chose de mou, chaud et humide qui parcourt sa voûte plantaire en un mouvement lent, délicat, presque élégant. Elle ferme les yeux, et s'aperçoit alors que cela lui est très agréable, son pied froid se réchauffait à chaque passage passionné de Hugo. Une sorte de connexion se créait entre les deux adolescents, alors que les rires de Chloé se faisaient entendre dans la pièce. Elle commença à se détendre, en fermant les yeux. Lorsqu'elle les rouvrait, son regard croisait celui d'Hugo. Et ce qu'ils avaient commencé ensemble parle passé ressurgissait immédiatement. Sans en tomber amoureuse, elle reconnaissait un charme chez ce jeune garçon. Leur amitié était fraîche, mais la complicité qu'ils avaient était innée. Et bien que le doute persistant sur son identité interdisait quoi que ce soit d'autre à la jeune fille, elle profitait inconsciemment de cette enquête pour passer du temps avec quelqu'un qu'elle appréciait au plus haut point.
Cela était couplé avec cette découverte, se faire lécher les pieds ainsi, c'était quelque chose qu'elle n'avait jamais, ne serait-ce qu'envisagé. Non pas que cela la débecte, mais cette pratique ne lui était jamais venue à l'idée. Après les premiers coups de langue dont la sensation oscillait entre le dégoût, la fascination, et la détente, chaque nouveau passage se faisait plus appréciable. De profonds soupirs remplaçaient une respiration pressée due au stress. Elle ne put s'empêcher un minuscule gémissement lorsque le jeune homme goba ses orteils, avec une envie irrépressible, trop heureux d'enfin pouvoir réaliser ce fantasme qu'il pensait garder pour un futur incertain avec celle qui serait la femme de sa vie.
Une question envahit l'esprit de chacun : Coralie se demandait si elle appréciait tant ces coups de langue parce que la sensation est agréable ou parce que c'est Hugo. Celui-ci se demandait si cela n'était qu'un rêve qui allait déclencher des événements bien plus cauchemardesques pour son existence. Et enfin, Chloé se demandait si ce qu'elle et son amie avaient obtenues valait le coup qu'elle subisse tout cela, tant elle riait sans pouvoir s'arrêter, en tirant sur ses liens de toutes ses forces, ses pieds prisonniers des doigts agiles du jeune homme.

Ils aiment : CorvoAttano , MaxMod , Izuku_tickling