Histoire : The serial tickler (Épisode 09)

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The Serial Tickler - Chapitre 09

9.



Angélique souriait à Hugo :
« -Non, je t'assure, je suis la plus sérieuse du monde. Je ne sais pas ce qui s'est passé. Mais depuis la dernière fois, j'aime ce contact, ça me détend. Avant j'en avais plus peur qu'autre chose. Mais aujourd'hui, je sais que l'une des meilleures choses que l'on puisse me faire, c'est des guilis. Et comme je sais que tu en raffoles, je me suis dit que ça pourrait être sympa.
Hugo était littéralement scotché sur place, la bouche ouverte, le regard perdu, fixant Angélique. Il mit quelques secondes avant de réagit, Fabrice, toujours dans son buisson, était dans le même état d'étonnement :
-Mais... Pourquoi ne pas demander à Kévin de t'en faire à ce moment là ?
Angélique baissa les yeux :
-Il n'est pas fétichiste. Il m'en a bien fait, mais lui demander tous les soirs est trop bizarre, et puis, il n'en tire pas spécialement de plaisir. Il préfère me taquiner de temps en temps, normal quoi... Elle releva les yeux vers Hugo avec un air presque vicieux... Une chance pour toi, non ?
Le jeune homme regarda alors les pieds de son amie, elle gigota les orteils sous son nez des petits mouvements dont Hugo ne perdit pas une miette. Il reprit ensuite :
-Tu es sûre de ne pas le regretter ? Tu sais que je sais comment te faire rire aux éclats.
L'adolescente poussa un petit gloussement :
-C'est exactement ce que je recherche ! Écoute, j'ai été une victime des chatouilles dont parlait le directeur, j'ai subi de ta part des chatouilles plusieurs fois, et Kévin m'a mis au supplice une fois. Je sais ce que je peux supporter. Pour tout te dire, je me disais que si ça se passait bien aujourd'hui, on pourrait réitérer l'expérience chaque week-end ?
-à ce point ? Mais tu les adores ma parole !
Angélique respira un grand coup avant de lui répondre :
-Je te l'ai dit ! Ça me détend, c'est la chose la plus agréable qu'il est arrivé depuis des années. Je suis très sérieuse, j'aimerais des chatouilles régulières, avec toute sorte d'instruments. Je n'aimerais peut-être pas tout, mais j'aimerais au moins essayer, et être détendue le plus possible.
Hugo ouvrit alors la poche avant de sa mallette d'ordinateur, et plongea la main dedans, en continuant de regarder Angélique :
-Eh bien, tu ne vas pas être déçue alors. J'avais prévu de te chatouiller un peu, tu t'en doutes. Mais là, je vais sortir quelque chose que j'avais préparé pour cet après-midi... »
Il sortit deux belle petites plumes bleues et les montra à Angélique, qui observa ces instruments en souriant :
-Kévin me l'a déjà fait, j'aime bien la sensation. Tu veux que je te dise mes points faibles ?
Hugo, tout en commençant à défaire la lanière d'un des talons de l'adolescente après avoir déposé délicatement les plumes, répondit, en lui faisant un clin d'oeil au passage :
-Non, ne t'en fais pas... »
Fabien, observant la scène, se disait « Il est sérieux avec ses plumes dans son sac ? Est-ce que tous les fétichistes ont ce genre de précaution ? En tout cas, si il est le coupable, ce n'est pas aujourd'hui qu'il va accomplir son forfait... Elle est pénible cette gamine, je n'arrive pas à me souvenir à quel endroit je l'ai vu, et en plus, elle est en train de pourrir ma surveillance en proposant à Hugo de la chatouiller pile un des jours où le serial tickler intervient. La poisse ! Ils connaissent pas le dimanche ?! Cela dit, si une autre adolescente se fait chatouiller aujourd'hui, on saura que ce n'est pas lui. »
Une fois que les deux talons d'Angélique furent défaits, Hugo en ôta un doucement, il fit glisser le pied de la jeune fille jusqu'à ce qu'il soit totalement à l'air. Cette dernière le regardait faire en souriant, elle s'allongea et posa la tête au sol après avoir vérifié qu'il n'y avait pas de saletés. Hugo était aux anges, il prenait son temps, il n'était que 15h15, le sourire jusqu'aux oreilles. Il demanda quand même :
« -J'ai deux questions : Tu me laisserais te faire des bisous et des léchouilles sur tes plantes de pieds ? Et combien de temps voudrais-tu que ça dure ?
Angélique réfléchit deux secondes avant de répondre :
-Pour les bisous et les coups de langue, je n'ai jamais essayé, je te propose de me le faire, et si je n'aime pas, on évite, d'accord ?
-Aucun souci. Et pour l'autre question ?
-Eh bien... Elle redressa un peu la tête pour regarder Hugo d'un air aguicheur, tu dois être chez toi à quelle heure ? Moi l'idéal serait 19h, mon copain rentre vers cette heure là.
Si ça n'avait pas été ridicule, Hugo aurait poussé un cri de joie, il avait une sensation très agréable dans le ventre, et avait envie de ne rien gâcher. Il enleva le second talon complètement, Angélique gigota encore ses orteils si jamais l'envie n'avait pas encore été assez forte pour son bourreau. Le vent se levait, malgré les ordures, l'odeur de la nature était plus puissante, l'herbe, les arbres, les fleurs, un parfum agréable envahissait le parc de Mengué. Pour Hugo, une douce odeur venait à ses narines, c'était celle des petits pieds d'Angélique qu'il rapprochait de son visage. Bien que propres, un formidable arôme naturel semblait les recouvrir. Dix orteils bien manucurés, la perfection faite pied, voilà ce que ce disait notre petit fétichiste, qui était comme un enfant devant son cadeau de Noël. Un rêve, un fantasme, des années qu'il attendait cela. Il regarda encore sa montre, et vit qu'il était 15h25. Il finit par répondre à sa victime :
-19h, c'est parfait... »
Il débuta avec de petits bisous sur les pieds d'Angélique, il posa ses lèvres lentement, avant de les couvrir de baisers passionnés, sur les orteils surtout. La jeune fille trouvait cela agréable, elle continuait de bouger les orteils comme elle pouvait. Ce petit jeu de bisous dura 5 bonnes minutes, le silence environnant n'était troublé que par ce petit bruit de lèvres se posant et se retirant, par ce petit son que tout le monde connait pour l'avoir entendu de près ou de loin, celui d'un baiser. Mais là où certains auraient pu croire qu'il s'agissait de petits amoureux se bécotant, il ne s'agissait en fait que d'un fétichiste baisant les pieds d'une amie passionnément.
Fabien, accroupi, commençait à fatiguer, et se disait « vivement qu'il la chatouille... Dans la situation actuelle, le moindre de mes mouvements pourrait être entendu. Une fois qu'il la fera rire, je pourrais m'asseoir confortablement. Quand même, bizarre ce rencard. »
15h30, Hugo passa aux choses sérieuses, il mit sa mallette vide par terre et posa les pieds d'Angélique dessus, récupéra les plumes, les posa à côté, et se mit à genoux sur les jambes de la jeune fille qui comprit tout de suite la tournure que les événements allaient prendre, ce qui n'était pas pour lui déplaire, elle souriait d'avance, elle ouvrir les yeux et vit le ciel bleu mais un peu nuageux, le soleil caché derrière un arbre. Elle vit quelques oiseaux passer au-dessus d'elle. C'est alors qu'elle sentit quelque chose lui chatouiller les pieds, elle commença immédiatement à rire en tentant de bouger ses petons. Hugo commençait doucement en faisant glisser un doigt du talon jusqu'aux orteils, et entama de nombreux aller-retour. Des gloussements se faisaient entendre, mettant un peu d'animation dans ce parc désert et triste. Durant quelques minutes, Hugo fit glisser son index sous un pied, puis sous l'autre, avant de faire le même traitement aux deux. Angélique était tout aussi détendue que son bourreau, et profitait, elle avait à nouveau ce sentiment qu'elle avait ressenti par le passé : L'envie que ça continue, et que ça s'arrête en même temps.
Après, Hugo joua à surprendre sa victime : Il faisait courir ses 5 doigts de droite sous le pied droit brièvement, avant une courte pause, puis faisait courir les 5 doigts gauches sous le pied gauche, autre pause, avant de refaire courir les 5 doigts gauche sous le pied gauche, tentant à chaque fois de faire en sorte qu'Angélique ne s'y attende pas et pouffe de rire encore plus. Il faisait aussi des fois courir ses 10 doigts sous les deux pieds, ce qui était encore plus horrible. Il poursuivit en se concentrant sur un pied : Il tirait les orteils en arrière avec une main, et faisait glisser un, deux ou trois doigts en même temps, lentement, surtout au centre, sur les côtés du pied, et sous les orteils, les zones les plus sensibles d'Angélique. L'effet était immédiat, l'adolescente était comme prise de spasmes nerveux, elle tentait désespérément de protéger un de ses pieds avec l'autre, Hugo chatouillait alors cet autre pied pour le dissuader. La jeune fille riait déjà presque aux larmes, son doux rire pouvait s'entendre à l'autre bout du parc. Elle n'avait pas la force de se redresser pour tenter de « combattre », et de toute façon, elle n'en avait pas l'envie.
Le supplice durait déjà depuis une demi-heure, Fabien put s'asseoir plus confortablement sans que cela s'entende, en tailleur. Il songeait « J'aurais peut-être dû amener mon annuaire, si ça dure jusqu'à 19h, je vais vraiment m'emmerder... ».
Hugo testait différentes techniques avec ses doigts, toutes plus efficaces les unes que les autres sur la victime du jour. Angélique riait aux éclats, elle ne retenait plus rien, elle ne contrôlait plus rien non plus. Hugo fit une petit pause :
« -Il est 16h, tu veux qu'on arrête 5 minutes ?
Angélique dût reprendre son souffle quelques secondes avant de répondre :
-16h ? ça veut dire qu'il nous reste moins de 3h, tu ferais mieux de me montrer ce que tu as dans le ventre !
Hugo trouvait cette attitude presque malsaine, cela dépassait l'entendement, il ne pensait pas qu'une personne chatouilleuse puisse aimer les guilis à ce point, il ne peut s'empêcher de lui faire remarquer :
-Tu sais que là, tu es juste en train de me montrer quelque chose que je ne pensais jamais voir, même en rêve ?
La jeune fille se redressa et lui dit en souriant, décoiffée par le contact avec l'herbe, d'une voix à moitié essoufflée :
-Eh bien profite, si ça te va, tu y auras droit toutes les semaines !... Il faudrait penser à voir pour me les faire attacher, tu en penses quoi ?
Abasourdi, Hugo répondit quand même dans un grand sourire, en tournant la tête, de profil :
-Alors là, avec plaisir ! »
Il prit alors ses deux instruments dans ses mains, débuta des passages lents avec le duvet soyeux des deux plumes sous les voûtes plantaires d'Angélique, la réaction était moindre qu'il y a une minute, mais cela faisait comme un moyen de récupérer, seul les passages au centre des plantes de pieds, sur les côtés et sous les orteils faisaient vraiment rire Angélique, le reste était plutôt de l'ordre de la douce caresse. Cependant, en pliant les orteils, l'effet était fortement diminué, malgré les efforts de la jeune fille pour les garder tendues. Hugo prit alors les devants, en tirant encore une fois les orteils en arrière avec une main, pour que l'autre puisse faire un travail efficace du bout de la plume. Il fit des ronds au centre du pied, de petits cercles qui avaient un effet conséquent sur Angélique. Ensuite, il remonta aux orteils, et fit glisser le bout de son instrument sous chaque orteil, et fit des aller-retour sur cette largeur, couvrant chaque centimètre, les petits orteils d'Angélique étaient d'une forme très attrayante, assez fins, pas très longs, disposés de façon à former un bloc lorsqu'ils sont les uns contre les autres, l'envie de passer une langue ou une plume entre effleurerait n'importe quel fétichiste digne de ce nom.
Hugo n'était pas une exception, il savait quelle chance il avait d'avoir cette fille en amie et en victime de ses envies de chatouilles. Il ne trouvait pas Angélique spécialement belle, mais il aurait presque pu tomber amoureux d'elle juste pour ses pieds. Il sait bien sur que le tempérament, le caractère, et bien d'autres facteurs entrent en ligne de compte, et que même s'il avait l'occasion, une relation avec cette fille là ne l'intéresserait pas. Il préfèrerait l'avoir comme ami, et pouvoir la chatouiller régulièrement quand même lors de divers rendez-vous.
Fabien, tout en écoutant, sans pouvoir voir ce qu'Hugo faisait à Angélique exactement, car préférant limiter ses mouvements, se fit tout à coup une remarque « Quand même, il sait chatouiller apparemment. On dirait qu'il a de la technique... Parce qu'il chatouille régulièrement ? Les soupçons sont de plus en plus forts. Je ne suis pas expert en chatouilles, mais il semble savoir s'y prendre comme il faut, et ça ne joue pas en sa faveur... »
Après avoir chatouillé les deux pieds d'Angélique en les maintenant et en passant le côté soyeux, et alors qu'il était pratiquement 17h, Hugo entama la partie la plus horrible de ce qu'il réservait à la jeune fille pour ce jour ci. Il continuait de maintenir le pied qu'il venait de passer sous le duvet soyeux, offrant un petit instant de pause à l'adolescente, puis commença à gratouiller avec le bout dur de la plume. Surprise par la sensation, Angélique cria sur le coup, avant de rire aux éclats, les larmes coulaient de ses yeux, elle n'en pouvait plus après quelques secondes à subir cela. Hugo s'amusait d'abord à passer la plume sur toute la longueur du pied, avant de se concentrer sur les zones sensibles. En particulier sous les orteils, où Angélique ne pouvait plus rien contrôler, et commençait presque à crier. Elle commençait à bredouiller des « stop » sans vraiment le vouloir. Hugo, lorsqu'il comprit le mot, arrêta tout de même pour lui demander :
« -Tu veux qu'on arrête ?
Elle reprit son souffle quelques secondes avant de dire :
-Non... ça va, merci, je t'assure, j'adore ce que tu me fais depuis le début... Ne prends pas en compte ce que je dis, je ne fais pas exprès, j'ai envie que cela continue au contraire. Merci Hugo !
Il rougit, et répondit tout en regardant les deux pieds en face de lui :
-Oh... Tu sais, c'est si peu de choses... Ce ne sont que des chatouilles... Tiens, ça te dirait de faire un jeu pour pimenter le tout ?
Angélique, sans bouger, acquiesça :
-Dis toujours ?
-Eh bien voilà... Je me disais qu'avec la plume, je pouvais, en te chatouillant, faire mine d'écrire un mot sur tes plantes de pieds, et tu aurais genre une minute pour deviner de quel mot il s'agit, sinon tu as un gage, de chatouilles bien sur. Qu'en-dis-tu ?
La jeune fille prit quelques secondes avant de répondre :
-Pourquoi pas ? On essaye maintenant ?
-ça marche ! Et merci à toi Angie ! »
Hugo réfléchit quelques secondes à quoi écrire, il tendait les orteils de l'un des pieds en attendant, puis commença à écrire un mot, Angélique ria aux éclats mais prononça au bout de 5 secondes « Chatouille ! » Hugo s'arrêta net, surpris :
« -Bien joué ! Comment tu as fait ?
Angélique riait encore, mais pas à cause des chatouilles cette fois
-Ahah ! Il faudrait que tu trouves un mot plus compliqué, là c'était cadeau! Trouve quelque chose qui n'a rien à voir plutôt.
-D'accord... Hmmm »
Il réfléchit encore quelques secondes et recommença à écrire, au bout de 10 secondes, Angélique, toujours entre deux rires, s'exclama : « Ahahah... Magie ! Ihihihi »
L'adolescent s'arrêta à nouveau immédiatement :
« -Tu te fous de moi là ? J'écris si bien que ça ?
-Ihih, faut croire que oui ! Ou c'est moi qui suit forte ?
-Effectivement. L'idée de ce jeu tombe un peu à l'eau par contre.
-Attends, j'ai une idée ! Puisque j'aime les chatouilles, on peut très bien dire que je choisis une règle quand je trouve, d'accord ? Et si jamais je trouve pas, la règle du gage au bout d'une minute s'applique...
-L'idée me plait assez. Tu as donc le droit à deux règles, tu choisis quoi ?
Angélique réfléchit quelques secondes, avant de répondre :
-J'ai les chevilles attachées... et je vais me tourner sur le ventre, ça sera plus pratique pour atteindre mes pieds.
Hugo, enthousiaste, se releva immédiatement :
-D'accord ! Je t'en prie, mets-toi à l'aise ! »
L'adolescente se tourna immédiatement sur le ventre, les bras croisés pour poser sa tête, les plantes de pieds tournées en direction du ciel, à la vue de n'importe quel passant. Hugo était un peu gêné par l'excitation que lui provoquait cette vision, il demanda :
« -Par contre, je n'ai rien pour attacher tes pieds...
-Regarde dans mon sac, j'ai toujours mon foulard. »
Le jeune homme fouilla dans le sac à main d'Angélique, et trouva tout de suite un petit foulard noir qui conviendrait parfaitement. Il commença doucement à attacher ensemble les chevilles d'Angélique qui se laissait faire. Fabrice, dans son coin, pensait « Mais elle est complètement tarée cette fille là. J'ai jamais vu ça. »
Après avoir vérifier la solidité de son attache, Hugo repris ses plumes, et dit :
«-ça suffira pour les gages je crois, mais on refera quand j'aurais mon matériel sur moi.
-Ok ! »
« Son matériel ? se disait Fabien, tiens tiens, intéressant tout ça ! Ce n'est pas si ennuyeux que ça comme surveillance après tout... »
Les chatouilles reprirent en cœur avec les deux plumes grattant sous les pieds en même temps, Angélique étouffait ses rires en plongeant sa tête entre ses bras, la sensation, aussi efficace soit-elle, était un bonheur pour la jeune fille et son bourreau, elle ne pensait plus à rien, à part à ce qu'elle subissait, elle était transportée dans un élan de rire, qu'elle aurait voulu faire durer des heures encore. Malheureusement, l'heure avançait. Et alors qu'il était 18h passé, Hugo arrêta les chatouilles, et dit à son amie :
« -Il est pratiquement 18h15, ça te va si je te lèche les pieds pour le temps qu'il reste ?
Angélique dut reprendre encore un peu son souffle avant de répondre entre deux respirations :
-ça me va. »
Hugo recula jusqu'à arriver sur les cuisses d'Angélique, ce qui lui permettait de faire plier ses jambes pour avoir les deux plantes de pieds, toujours attachée par le foulard, devant le visage. Il commença par quelques bisous, avant de glisser un énorme coup de langue, du talon jusqu'aux orteils. La sensation fit d'abord un peu rire Angélique, puis cela se transforma juste en sensation agréable. Le jeune homme continua avec un autre grand coup de langue sous l'autre pied. Puis ils glissa sa langue partout, comme pour nettoyer méticuleusement les petits petons qui lui étaient offerts sur un plateau depuis déjà plusieurs heures, comme un grand merci qu'il adresserait à son amie. Durant un quart d'heure, sa langue fit le tour des talons, le centre des pieds, les côtés, les orteils surtout, dessous et entre. Le must pour Angélique fut quand il suça chaque orteil, elle avait l'impression d'être bichonnée comme jamais elle ne l'avait été, cette sensation des plus appréciables la faisait pousser des petits soupirs, comme si elle s'apprêtait à s'endormir. Hugo, quant à lui, dégustait les pieds d'Angélique comme le plat d'un grand chef, n'en laissant pas une miette. Fabien, dans son coin, pensait « Beurk ! »
Après de trop courtes minutes, Hugo relâcha les pieds d'Angélique, et les détacha, avant de lui laisser remettre ses talons. Alors qu'elle s'affairait à mettre ses chaussures, les pieds luisant, car encore humides après les innombrables léchouilles qu'ils avaient reçus Hugo rangeait son ordinateur dans la mallette, ainsi que les plumes. Et lui demanda :
« -Alors, qu'as-tu pensé des coups de langue ?
Tout en regardant ses pieds, elle répondit :
-J'avoue que j'ai adoré, les bisous aussi. À refaire.
Hugo sourit en entendant cette réponse :
-Cool, je te le referai avec plaisir !
Elle tourna alors les yeux vers lui :
-Je n'en doute pas. »
Ils retournèrent à l'entrée du parc. Fabien attendit d'entendre la moteur de la Clio pour repartir à son tour, il se disait « Bon, il a eu son compte de chatouilles pour aujourd'hui, il ne va pas en enlever une autre, il est trop tard. Je vais prévenir Matthieu par contre, pour savoir si j'ai vu cette fille dans le dossier, et surtout, pour s'occuper de son cas, elle risque de tout faire foirer avec son envie soudaine de chatouilles. »
Hugo et Angélique montèrent dans la voiture. La jeune fille, épuisée, regardait juste le paysage, alors que l'adolescent conduisait. Il fit demi-tour et passa à côté de la C3 verte, qu'il reconnut tout de suite, il la regarda du coin de l'oeil avec un regard noir, haineux, mais aussi inquiet. Il continua sa route sans ralentir pour qu'Angélique ne se rende compte de rien. Il la déposa chez elle, et lui dit :
« -Samedi prochain, même heure ?
-ça marche pour moi Hugo, bonne soirée. »
Elle ferma la portière en lui lançant un grand sourire, et rentra chez elle tranquillement. Hugo regarda son rétro, mais ne vit rien, alors qu'il pensait apercevoir la C3 toujours derrière.
Fabien était en train d'appeler Matthieu dans sa voiture, toujours garé derrière la cabane :
« -Ah oui, je te jure, l'après-midi le plus bizarre de toute ma vie. Jeudi soir et vendredi soir, je l'ai surveillé après les cours, rien à signaler, il rentre toujours chez lui après le lycée avant de faire quoi que ce soit. Mais le week end, dis-donc ! D'ailleurs, on a un souci ! Je t'expliquerai tout en arrivant. »

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