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Auteur
Histoire
- The serial tickler
- Épisode 03
Liste des épisodes
Histoire ajoutée le
29/04/2012
Épisode ajouté le
09/02/2022
Mise-à-jour le
09/02/2022
The Serial Tickler - Chapitre 03
3.
Mercredi 4 avril
Le lendemain, Matthieu, comme promis, prit sa voiture de fonction pour enquêter du côté de la fameuse ruelle. En arrivant , il constata qu'il n'y avait aucune camionnette, et pas un chat errant non plus. Pourtant, derrière son dos, dans l'avenue, une foule importante animait la galerie marchande et les autres commerces aux alentours. Il est difficile de penser que personne n'a vu quoi que ce soit en pleine journée. Il fit alors le tour des commerçants durant toute la matinée.
Alors que midi approche, Matthieu n'a toujours aucune piste. Personne n'a vu la moindre camionnette garée, comme s'il ne s'agissait que d'un spectre :
« -Se pourrait-il qu'Angélique m'ait menti ? Non, elle n'a aucune raison de le faire après tout... »
L'après midi se déroula aussi calmement que la matinée, Matthieu resta posté en vue de la ruelle tout en continuant d'interroger ceux qu'il pouvait, sans succès. Il rentra alors au commissariat sur les coups de 18h et se posa à son bureau pour réfléchir à comment procéder. C'est alors qu'un autre agent déboule dans son bureau :
« -Alors Mat ? Ça s'est bien passé ta promenade autour de la galerie marchande ?
-...
-Ben alors, te bile pas pour ça. Tu cherchais quoi en plus ?
-Une camionnette.
-Une camionnette ? Tu as l'immatriculation ?
-Non.
-La couleur ? La marque ? Quelque chose ?
-Non...
-Ben en même temps, si c'est ça, je peux t'en trouver plein moi. Franchement, tu devrais chercher à réduire un peu le champ de recherche.
-Oui... C'est sans doute un bon conseil. Merci Max.
-à ton service. »
Maxime sortit du bureau, Matthieu en profita pour lâcher un soupir de soulagement, avant de retourner à sa réflexion...
Pendant ce temps, hors de la ville, dans une grange :
Deux hommes cagoulés sont en train de rechausser une jeune fille dans le coma. L'un d'eux dit :
« -Putain, elle était chatouilleuse celle-là. Le bâillon a presque servi à rien...
-C'est clair, mais je le savais avant qu'on l'enlève. J'avais déjà eu l'occasion de glisser mes doigts sous ses pieds par le passé.
-Ah vraiment ? Raconte.
-Ben c'est simple, on s'était vu un après-midi pour discuter, elle était pieds nus dans l'herbe, j'en ai profité. J'ai attrapé ses petits pieds pendant qu'elle prenait le soleil, elle ne s'y attendait pas, et j'ai commencé à glisser mes doigts. Elle riait déjà très fort mais comme on était au milieu de nulle part, ça allait. Puis j'ai pris une fleur à la tige un peu épaisse pour tester. Elle a craqué en deux secondes. Le pire, c'est quand j'ai passé la tige entre ses orteils, elle riait au larmes, mais j'avais l'impression qu'elle aimait bien malgré tout, elle ne forçait pas trop pour enlever ses pieds, alors j'ai continué un bon quart d'heure peut-être.
-Ah ouais, sympa. Et tu t'es arrêté...
-Tu plaisantes ? J'ai arrêté de la tenir, oui, mais elle laissait ses pieds à portée, alors j'ai continué autant que j'ai pu.
-D'accord, t'as bien du bol, surtout qu'elle est vachement mignonne celle-là aussi. Bon, faut qu'on la ramène.
-Yep, on fait ça vite fait. »
C'est alors qu'une camionnette sortit de la grange, pilotée par un des deux ravisseurs, ils arrivèrent en bordure de ville, à un endroit presque désert à cette heure. Comme pour Angélique, un des deux bourreaux resta à côté de sa victime le temps qu'elle se réveille, tandis que l'autre restait au volant, le moteur allumé, prêt à partir.
La jeune victime est une étudiante de 18 ans, métisse, les cheveux noirs, le visage fin. Elle mesure 1m64, est fine, et chausse du 37. Elle porte de jolies baskets blanches, et de jolies chaussettes blanches également. Elle s'appelle Clara. Et lorsque cette dernière ouvre les yeux, son chatouilleur saute rapidement dans la camionnette et les deux s'en vont. Clara met quelques minutes à reprendre ses esprits :
« -Qu'est-ce qui m'arrive ?... J'étais partie courir et... On m'a enlevé... On m'a emmené je ne sais pas où... On m'a chatouillé les pieds et on me les a léché... Je me souviens ! C'était horrible... »
Jeudi 5 avril
Nous nous retrouvons au commissariat, le soir, aux coups de 18h30, Matthieu a passé une autre journée dans le quartier commercial, sans aucun élément nouveau, il est dans son bureau, et réfléchit, avec un début de découragement dans les yeux :
« -Merde... J'aime le challenge mais là, je n'ai strictement rien... Personne n'a rien vu, personne n'a rien entendu. Peut-être que la camionnette ne se gare jamais au même endroit... C'est sûrement cela ! Ou ils attendent un certain temps pour trouver une nouvelle victime... Comment savoir ? Je ne peux pas faire le tour de la ville jusqu'à trouver la bonne camionnette... »
Ses pensées sont soudain interrompues par un brouhaha venant du bureau d'à côté. Il sort alors pour voir de quoi il s'agit, et voit Clara furieuse marcher rapidement vers la sortie. Il demande alors à l'agent qui s'occupait d'elle :
« -Que se passe-t-il ?
-Ce qu'il se passe ? Reprend-il ,amusé, c'est que cette étudiante veut me faire avaler des couleuvres. Elle me raconte qu'on l'aurait enlevé pour lui chatouiller les pieds, enfin n'importe quoi... »
à ces mots, Matthieu accourt vers la porte de sortie du commissariat pour rattraper l'adolescente. Lorsqu'il la rejoint enfin, il lui attrape le bras et dit :
« -Mademoiselle ! Attendez !
-Lâchez-moi s'il vous plait !
-Non, attendez, je vous crois !
-... C'est vrai ?
-Oui, vous êtes la deuxième jeune femme à venir vous plaindre de chatouilles sous les pieds, je suis à peu près sûr que le coupable est le même.
-Vraiment ? Les coupables, ils sont au moins deux.
-Soit, venez me raconter ce qui s'est passé, je vais vous écouter et nous tenterons de tirer cela au clair.
-D'accord... »
Plus tard, ils se retrouvent dans le bureau de Matthieu, Clara porte de jolies ballerines noires simples, et des collants transparents, avec une robe noire à rayures horizontales blanche. Le jeune policier entame la discussion :
« -Alors, commençons par vos nom et prénom s'il vous plait, votre profession etc...
-Je me nomme Clara Peltier, j'ai 18 ans, je suis étudiante en première année de droit à la FAC François Rabelais.
-Très bien. Maintenant, dites-moi quand et où vous a-t-on enlevé ?
-Mercredi après-midi en bordure de ville, je n'ai jamais cours le mercredi après-midi, alors je vais faire mon jogging hors de la ville, à la sortie nord. Je vais toujours au même endroit. Mais cette fois, j'ai été kidnappée avant même de pouvoir commencer. On m'a agrippé, mis un mouchoir imbibé de chloroforme sur le visage, et je me suis réveillée je ne sais pas où, j'avais un foulard sur la tête.
-D'accord. Je connais la suite, on vous a déchaussé, chatouillé, lécher les pieds, ça a duré un après-midi, puis on vous a relâché après vous avoir à nouveau chloroformé ?
-C'est exactement ça ! Alors quelqu'un d'autre a vraiment été kidnappé... Où va-t-on, je vous le demande.
-Vous plaignez pas, c'est pas un viol après tout, répliqua Matthieu en faisant un clin d'oeil.
-... Oui, je suppose qu'il vaut mieux des guilis sous les pieds qu'être violé. Mais quand même, je crains trop les chatouilles moi !
-Je veux bien vous croire. Et donc vous n'avez rien vu de spécial ?
-Non.
-D'accord, et sauriez-vous qui aurait pu vous faire cela ?
-... Non, répondit-elle en réfléchissant, je suis désolée monsieur l'agent, je n'ai pas la moindre idée de qui aurait pu faire ça.
-D'accord, je vais quand même vous donner ma carte si cela vous revient. Juste une dernière question, où étiez-vous au lycée ?
-J'étais au lycée Albert Einstein.
-D'accord, tout comme l'autre victime.
-Vraiment ? Je la connais ?
-Désolé, je ne peux vous révéler de telles informations.
-Mais si jamais le kidnappeur est une connaissance commune ?!
-Oui... En effet, ça pourrait être une piste. Écoutez, seriez-vous d'accord pour la rencontrer ? Je peux lui demander pour organiser une rencontre.
-D'accord, répondit Clara avec enthousiasme, tenez-moi au courant. Et encore merci monsieur... Elle regarde alors la carte qu'on lui a donné, Matthieu Rousseau !
-Je vous en prie mademoiselle, c'est mon travail, et ça sera l'occasion de faire progresser l'enquête. Bonne soirée.
-Merci, pareillement. »
Clara sortit du bureau en souriant. L'agent qui l'avait reçu en premier s'approcha alors de Matthieu et lui dit :
« -Ben alors Mat', tu es fétichiste des pieds maintenant ?
-Non, mais c'est la deuxième adolescente qui vient se plaindre de la même chose, alors j'ai décidé de prendre cela très au sérieux.
-Sans déconner ? Merde, j'aurais su, je ne l'aurais pas tourné en ridicule.
-Tu ne pouvais pas savoir, répondit Matthieu en posant sa main sur l'épaule de son collègue. »
